Grande Salle
30 Janvier 2017 - 20h00

Georges Lavaudant, portrait d’un artiste

Entretien avec Arnaud Laporte. Réalisé par Blandine Masson. Lectures par Isabelle Adjani, Astrid Bas, Ariel Garcia Valdes, André Marcon, Pascal Reneric.

  • Georges Lavaudant, portrait d’un artiste | photo © David Ruano
    photo © David Ruano
  • Georges Lavaudant, portrait d’un artiste | photo © Christophe Meimoon
    photo © Christophe Meimoon

Une dramaturgie du travail et de l'intime à travers un archipel de textes aimés. Borgès, Kafka, Baudelaire, Carmelo Bene, Racine, Rodanski etc ... Sans se prendre trop au sérieux − Rien d'une somme ou d'un récapitulatif exhaustif − Plutôt un aller retour buissonnier du présent au passé. Ce dont on se souvient. Ce qu'on a oublié. L'ombre et la lumière. Les noms propres et les noms communs − le Mexique −  Sienne − le Japon − les paysages et les rencontres. L'art, la vie ! dans leur enlacement incertain et nécessaire.

«Il y a eu toute une première phase où je ne lisais rien ­ enfin des bêtises, des livres de guerre, des livres d’aventures… Et puis assez vite, j’ai complètement basculé, je me suis très violemment intéressé à la littérature. J’ai lu presque systématiquement tout Sartre, tout Hemingway, tout Dos Passos… Je fonctionnais par séries comme ça, un peu forcené, comme un sportif. Sans tout comprendre, sans tout aimer, mais j’avais une espèce de boulimie et d’entraînement de la lecture.
Qui vous a transmis ce goût de la lecture ?
J’ai le souvenir de profs de français absolument formidables. Et puis, même si je raconte toujours ça comme une blague, quand j’étais petit, vers 14-15 ans, j’étais amoureux d’une fille. Elle était parisienne mais venait en vacances chez ses tantes, lesquelles étaient institutrices. Alors je prenais toujours le prétexte de venir chercher des livres pour la voir. Les tantes en question m’ont fait découvrir un tas de gens, Hermann Hesse par exemple, des auteurs que je n’aurais jamais lus à l’époque. La littérature a toujours été la chose la plus importante pour moi, plus que le théâtre.
Reconnaissez-vous des influences d’écrivains dans votre travail ?
Le Clézio, parce qu’on a travaillé ensemble. Mais il y en a beaucoup, presque trop. Mais ce n’est pas une influence directe des mises en scène, c’est plutôt une espèce de nourriture permanente. Comme Marguerite Duras à un moment, même si elle est assez décriée aujourd’hui, Claude Simon, Thomas Pynchon, ou des auteurs de polar américains, Chester Himes, James Hadley Chase…»
Georges Lavaudant, extrait d'un entretien pour les Inrocks (octobre, 2001)

À lire sur le Blog de l'Odéon :
Avec Terra Incognita, en janvier 1993, le public de l’Odéon-Théâtre de l’Europe découvre le travail de Georges Lavaudant et sa vision amoureuse et onirique du Mexique.