Saigon

Chez les Hommes Approximatifs, beaucoup de choses se jouent dans les intervalles. Des existences entières peuvent s’y glisser entre deux gestes ou deux paroles. Il suffit, par exemple, de remarquer que Saigon est un nom aujourd’hui perdu pour que se creusent des distances inouïes. Certaines vies se sont jouées là, entre 1956 et 1996. Souvent elles sont restées discrètes, silencieuses. Parfois, la langue maternelle a été tue jusqu’à l’effacement. Mais l’Histoire, pour peu qu’on sache l’entendre, peut briller au détour d’une confidence, d’un mot oublié depuis un demi-siècle. La chair poétique des spectacles de Caroline Guiela Nguyen, artiste associée à l’Odéon, naît d’un long processus d’immersion et de rencontres, puis d’écriture collective au plateau. Ce projet-ci réunit des comédiens français et vietnamiens pour donner corps ensemble à “cette France qui doit se raconter au-delà de ses propres frontières”. Bouquet de voix et de visages situé dans un restaurant valant pour tous lieux et tous temps, Saigon tresse des histoires d’exils et d’amour à partir de centaines d’émotions racontées en France et au Vietnam, puis métamorphosées en théâtre. “La grande préoccupation de notre compagnie”, conclut Caroline Guiela Nguyen, “est de savoir quels sont les récits que nous apportons comme réponse à notre monde.”

#Saigon

A journey through time and memory,
across half a century and half the globe,
from Saigon in 1956 to Paris today.

Berthier 17e

France

Berthier 17e

12 janvier – 10 février 2018 / Durée 3h20 avec un entracte

Saigon

un spectacle de Caroline Guiela Nguyen / artiste associée

les Hommes Approximatifs

avec Caroline Arrouas, Dan Artus, Adeline Guillot, Thi Truc Ly Huynh, Hoàng Son Lê, Phú Hau Nguyen, My Chau Nguyen Thi, Pierric Plathier, Thi Thanh Thu Tô, Anh Tran Nghia, Hiep Tran Nghia

en français et vietnamien, surtitré en français

Horaires

du mardi au samedi à 19h30, le dimanche à 15h. Relâche le dimanche 14 janvier.

Votre venue

Berthier 17e
Accès

Tarifs

de 8€ à 36€
En savoir plus

Ouverture à la location mardi 5 décembre. Le mardi 2 janvier pour les avant-premières.

  • Saigon | photo © Jean-Louis Fernandez
    photo © Jean-Louis Fernandez

Chez les Hommes Approximatifs, beaucoup de choses se jouent dans les intervalles. Des existences entières peuvent s’y glisser entre deux gestes ou deux paroles. Il suffit, par exemple, de remarquer que Saigon est un nom aujourd’hui perdu pour que se creusent des distances inouïes. Certaines vies se sont jouées là, entre 1956 et 1996. Souvent elles sont restées discrètes, silencieuses. Parfois, la langue maternelle a été tue jusqu’à l’effacement. Mais l’Histoire, pour peu qu’on sache l’entendre, peut briller au détour d’une confidence, d’un mot oublié depuis un demi-siècle. La chair poétique des spectacles de Caroline Guiela Nguyen, artiste associée à l’Odéon, naît d’un long processus d’immersion et de rencontres, puis d’écriture collective au plateau. Ce projet-ci réunit des comédiens français et vietnamiens pour donner corps ensemble à “cette France qui doit se raconter au-delà de ses propres frontières”. Bouquet de voix et de visages situé dans un restaurant valant pour tous lieux et tous temps, Saigon tresse des histoires d’exils et d’amour à partir de centaines d’émotions racontées en France et au Vietnam, puis métamorphosées en théâtre. “La grande préoccupation de notre compagnie”, conclut Caroline Guiela Nguyen, “est de savoir quels sont les récits que nous apportons comme réponse à notre monde.”

#Saigon

A journey through time and memory,
across half a century and half the globe,
from Saigon in 1956 to Paris today.

Avant-premières

Dates et heures Ouvertures de location Tarifs uniques à 50%
10 et 11 janvier / 19h30
2 janvier 2017
18€ / 14€

Les avant-premières de l'Odéon, ce sont 6000 places à moitié prix. 
Dès le mois de janvier 2017, et pour tous les spectacles programmés sur une période longue, nous proposons deux avant-premières à moitié prix.
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Générique

collaboration artistique Claire Calvi
scénographie Alice Duchange
costumes Benjamin Moreau
lumière Jérémie Papin
création sonore Antoine Richard
composition musicale Teddy Gauliat-Pitois, Antoine Richard
dramaturgie Jérémie Scheidler, Manon Worms
traduction Duc Duy Nguyen, Thi Thanh Thu Tô

production les Hommes Approximatifs, La Comédie de Valence – centre dramatique national Drôme-Ardèche
coproduction Odéon-Théâtre de l’Europe, MC2 : Grenoble, Festival d’Avignon, Centre dramatique national de Normandie – Rouen, Théâtre national de Strasbourg, Centre dramatique régional de Tours –  Théâtre Olympia, La Comédie de Reims – CDN, Théâtre National de Bretagne – Rennes, Théâtre du Beauvaisis – Scène nationale de l’Oise en préfiguration, Théâtre de la Croix-Rousse.
avec le soutien financier de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, du Conseil départemental de la Drôme, de l’Institut français dans le cadre de son programme Théâtre Export,
avec le soutien de l’Institut français du Vietnam, de l’Université de Théâtre et de Cinéma de Hô-Chi-Minh-Ville et de La Chartreuse, Villeneuve lez Avignon – Centre national des écritures du spectacle,
texte lauréat de la Commission nationale d’Aide à la création de textes dramatiques - ARTCENA,
avec la participation artistique du Jeune théâtre national.

Metteur en scène

Caroline Guiela Nguyen

Après le Conservatoire de Théâtre d’Avignon en 2004, Caroline Guiela Nguyen intègre l’école du Théâtre national de Strasbourg. En 2009, elle fonde la compagnie les Hommes Approximatifs, qui présente cinq créations (dont Se souvenir de Violetta, Le bal d’Emma, Elle brûle, Le Chagrin) à La Comédie de Valence entre 2011 et 2015. Depuis 2015, elle collabore avec Joël Pommerat et Jean Ruimi à la création de spectacles à la Maison Centrale d’Arles, dont Désordre d’un futur passé. Caroline Guiela Nguyen est actuellement artiste associée à l’Odéon-Théâtre de l’Europe et à la MC2: Grenoble, membre du collectif artistique de La Comédie de Valence. Dernière création en date de sa compagnie : Mon grand Amour (Valence, 2016).

 

Extrait

Mon amour, ma vie,
J’ai marché dans Saigon sans savoir où j’allais.
Je ne me rends pas compte.
Ça n’est pas pensable.
Ne plus te voir.

Caroline Guiela Nguyen : Saigon