2666


C'est du très grand théâtre, pas de doute. Un long fleuve intranquille plein de fureur et d'amour, une célébration de la civilisation, des livres, de la littérature, tout cet art qui n'empêche pas la barbarie au XXème siècle, d'Europe aux Amériques, le règne du mal.
Armelle Héliot, Le Figaro, 11 juillet 2016

Le jeu des acteurs au plus près de la vérité de la multitude de leurs personnages, le recours à l'image qui esthétise et à une musique qui donne au plateau des allures de concert électro, tout concourt à faire de 2666 un spectacle total. (...) Le spectacle fut plébiscité lors de sa création à Avignon par une critique et un public unanimes.
Patrick Sourd, Les Inrockuptibles, septembre 2016

Les cinq parties, clairement annoncées, ne laissent aucun spectateur, même ceux qui n'ont pas lu 2666, sur le bord de la route. (...). Et il y a la troupe de Julien Gosselin, ses compagnons de la première heure, avec qui il a fondé la compagnie nommée Si vous pouviez lécher mon cœur. C'est exactement ce qu'ils font, ces excellents et valeureux combattants de 2666. Ils lèchent notre cœur jusqu'à le déchirer, en nous offrant ce que souvent l'on cherche et rarement l'on trouve : du théâtre d'aujourd'hui, qui nous parle d'aujourd'hui.
Brigitte Salino, Le Monde, 10 juillet 2016

 

Après Les Particules élémentaires, de Michel Houellebecq, Julien Gosselin et sa compagnie attaquent un chantier peut-être encore plus fou : adapter l’enquête vertigineuse sur l’écriture et le mal qu’est le chef-d’œuvre du Chilien Roberto Bolaño. Dès sa parution posthume en 2004, 2666 a été salué par la critique internationale comme l’un des grands textes du début du XXIe siècle. Bolaño, qui avait d’abord écrit de la poésie, n’était pourtant passé à la fiction narrative qu’au milieu des années 80, à l’approche de la quarantaine. Son ton très particulier le fit d’emblée remarquer – une combinaison inédite d’ironie, d’étrangeté mélancolique, d’élégance formelle et de goût pour l’allusion cryptée finissant en fausse piste, le tout au service d’un sens du réel semblant épouser naturellement les méandres d’une certaine mondialisation de l’imaginaire. Par son énormité (la traduction française compte 1 353 pages !), son statut, son contenu, l’ultime roman-cosmos de Bolaño est impossible à résumer. Ses cinq parties peuvent se lire séparément. Elles se jouent entre l’Ancien et le Nouveau monde et s’étendent des lendemains de la première Guerre mondiale jusqu’à nos jours. L’univers tel que Bolaño le donne à voir paraît avoir son centre nulle part et sa circonférence partout. Ou alors, si centre il y a, celui-ci ne cesse de se dérober (Bolaño lui-même, dans ses notes, parlait d’un « centre secret »). La plupart des personnages semblent tenter de progresser, souvent à leur insu, vers un point de fascination magnétique où toutes les lignes du destin se croiseraient, où toutes leurs questions trouveraient leur réponse – mais ce point reste insaisissable.

Du moins, il paraît avoir une sorte d’équivalent, nommé et situable sur une carte : Santa Teresa, ville imaginaire inspirée de Ciudad Juárez (tristement célèbre pour la série barbare de viols et meurtres de femmes qui a fait plusieurs milliers de victimes depuis 1993). Les cinq sections de 2666 y convergent énigmatiquement. Le mouvement s’engage dans « la partie des critiques », où quelques universitaires se mettent en tête de retrouver Benno von Archimboldi, l’écrivain allemand sur lequel portent leurs recherches. Leur quête les conduit jusqu’à Santa Teresa. Elle inaugure une série de voyages, d’errances, de dérives sans lien apparent entre elles, qui toutes ramènent en terre mexicaine. Quel rapport entre les horreurs de Santa Teresa et celles de la deuxième Guerre mondiale, à laquelle le jeune Archimboldi participe sous l’uniforme du Reich ?  Bolaño laisse ses lecteurs mener leur propre enquête, sans élucider explicitement la nature de la relation qui semble se nouer entre l’écriture (critique, journalistique, artistique) et le mal.

Julien Gosselin sait que l’œuvre, à l’image du réel qu’elle reflète, refuse toute réponse simple à ceux qui essaient de s’y orienter. Il sait aussi que la scène peut être à la taille d’un roman qui s’est voulu à la mesure du monde. Il a conçu un spectacle foisonnant, débordant d’énergie, qui soit « pour le spectateur ce que 2666 est pour le lecteur, énorme, infini, jouissif, pénible parfois ».

 

Avec le

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Berthier 17e

France

Berthier 17e

10 septembre – 16 octobre 2016 / Durée 11h05 dont 3h d'entracte (en intégrale les week-end ou en deux soirées consécutives de 5h35 et 4h les mercredis et jeudis)

2666

de Roberto Bolaño

adaptation et mise en scène Julien Gosselin / Cie Si vous pouviez lécher mon cœur

avec Rémi Alexandre, Guillaume Bachelé, Adama Diop, Joseph Drouet, Denis Eyriey, Antoine Ferron, Noémie Gantier, Carine Goron, Alexandre Lecroc-Lecerf, Frédéric Leidgens, Caroline Mounier, Victoria Quesnel, Tiphaine Raffier

Horaires

À 18h les mercredi et jeudi, en intégrale le weekend à 11h.

Votre venue

Berthier 17e
Accès

Tarifs

de 20€ à 54€
En savoir plus

Ce spectacle est déconseillé aux moins de 16 ans, certaines scènes pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes.

Créé en juin 2016 à Valenciennes puis accueilli au Festival d'Avignon, 2666 répond aux attentes que le projet avait suscitées, à la mesure de ce spectacle-fleuve. À l'issue des 11 heures de représentation, le public réserve chaque soir une ovation à Julien Gosselin et aux interprètes de sa compagnie. La critique, quant à elle, salue autant l'originalité du projet que l'intensité du jeu ou la variété d'une narration inventant de nouvelles formes pour chacune des cinq étapes du parcours théâtral le plus ambitieux de la saison. D'ores et déjà, il se confirme que 2666 est l'un des grands rendez-vous de la rentrée !

  • 2666 | 2666, photo de répétition © Simon Gosselin
    2666, photo de répétition © Simon Gosselin
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    2666, photo de répétition © Simon Gosselin
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    2666, photo de répétition © Simon Gosselin
  • 2666 | 2666, photo de répétition © Simon Gosselin
    2666, photo de répétition © Simon Gosselin
  • 2666 | 2666, photo de répétition © Simon Gosselin
    2666, photo de répétition © Simon Gosselin
  • 2666 | 2666, photo de répétition © Simon Gosselin
    2666, photo de répétition © Simon Gosselin
  • 2666 | 2666 © Simon Gosselin
    2666 © Simon Gosselin
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    2666 © Simon Gosselin
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    2666 © Simon Gosselin
  • 2666 | 2666 © Simon Gosselin
    2666 © Simon Gosselin
  • 2666 | 2666 © Simon Gosselin
    2666 © Simon Gosselin

À lire

Entretien avec le metteur en scène Julien Gosselin.

Pourquoi et comment s’attaquer à un monstre romanesque tel que 2666 ?
Il y a quelques années, quand notre compagnie a commencé le travail sur Gênes 01 de Fausto Paravidino, nous étions déjà partis d’une forme narrative, sans personnages, face au public.

La suite

Dans le cadre des Bibliothèques de l'Odéon

Bolaño & Co, la littérature comme ogre

rencontre avec Véronique Ovaldé, romancière

mardi 27 septembre / 18h / Odéon 6e − Salon Roger Blin

 

Dossier d'accompagnement

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Bible du spectacle

Bible du spectacle

C'est du très grand théâtre, pas de doute. Un long fleuve intranquille plein de fureur et d'amour, une célébration de la civilisation, des livres, de la littérature, tout cet art qui n'empêche pas la barbarie au XXème siècle, d'Europe aux Amériques, le règne du mal.
Armelle Héliot, Le Figaro, 11 juillet 2016

Le jeu des acteurs au plus près de la vérité de la multitude de leurs personnages, le recours à l'image qui esthétise et à une musique qui donne au plateau des allures de concert électro, tout concourt à faire de 2666 un spectacle total. (...) Le spectacle fut plébiscité lors de sa création à Avignon par une critique et un public unanimes.
Patrick Sourd, Les Inrockuptibles, septembre 2016

Les cinq parties, clairement annoncées, ne laissent aucun spectateur, même ceux qui n'ont pas lu 2666, sur le bord de la route. (...). Et il y a la troupe de Julien Gosselin, ses compagnons de la première heure, avec qui il a fondé la compagnie nommée Si vous pouviez lécher mon cœur. C'est exactement ce qu'ils font, ces excellents et valeureux combattants de 2666. Ils lèchent notre cœur jusqu'à le déchirer, en nous offrant ce que souvent l'on cherche et rarement l'on trouve : du théâtre d'aujourd'hui, qui nous parle d'aujourd'hui.
Brigitte Salino, Le Monde, 10 juillet 2016

 

Après Les Particules élémentaires, de Michel Houellebecq, Julien Gosselin et sa compagnie attaquent un chantier peut-être encore plus fou : adapter l’enquête vertigineuse sur l’écriture et le mal qu’est le chef-d’œuvre du Chilien Roberto Bolaño. Dès sa parution posthume en 2004, 2666 a été salué par la critique internationale comme l’un des grands textes du début du XXIe siècle. Bolaño, qui avait d’abord écrit de la poésie, n’était pourtant passé à la fiction narrative qu’au milieu des années 80, à l’approche de la quarantaine. Son ton très particulier le fit d’emblée remarquer – une combinaison inédite d’ironie, d’étrangeté mélancolique, d’élégance formelle et de goût pour l’allusion cryptée finissant en fausse piste, le tout au service d’un sens du réel semblant épouser naturellement les méandres d’une certaine mondialisation de l’imaginaire. Par son énormité (la traduction française compte 1 353 pages !), son statut, son contenu, l’ultime roman-cosmos de Bolaño est impossible à résumer. Ses cinq parties peuvent se lire séparément. Elles se jouent entre l’Ancien et le Nouveau monde et s’étendent des lendemains de la première Guerre mondiale jusqu’à nos jours. L’univers tel que Bolaño le donne à voir paraît avoir son centre nulle part et sa circonférence partout. Ou alors, si centre il y a, celui-ci ne cesse de se dérober (Bolaño lui-même, dans ses notes, parlait d’un « centre secret »). La plupart des personnages semblent tenter de progresser, souvent à leur insu, vers un point de fascination magnétique où toutes les lignes du destin se croiseraient, où toutes leurs questions trouveraient leur réponse – mais ce point reste insaisissable.

Du moins, il paraît avoir une sorte d’équivalent, nommé et situable sur une carte : Santa Teresa, ville imaginaire inspirée de Ciudad Juárez (tristement célèbre pour la série barbare de viols et meurtres de femmes qui a fait plusieurs milliers de victimes depuis 1993). Les cinq sections de 2666 y convergent énigmatiquement. Le mouvement s’engage dans « la partie des critiques », où quelques universitaires se mettent en tête de retrouver Benno von Archimboldi, l’écrivain allemand sur lequel portent leurs recherches. Leur quête les conduit jusqu’à Santa Teresa. Elle inaugure une série de voyages, d’errances, de dérives sans lien apparent entre elles, qui toutes ramènent en terre mexicaine. Quel rapport entre les horreurs de Santa Teresa et celles de la deuxième Guerre mondiale, à laquelle le jeune Archimboldi participe sous l’uniforme du Reich ?  Bolaño laisse ses lecteurs mener leur propre enquête, sans élucider explicitement la nature de la relation qui semble se nouer entre l’écriture (critique, journalistique, artistique) et le mal.

Julien Gosselin sait que l’œuvre, à l’image du réel qu’elle reflète, refuse toute réponse simple à ceux qui essaient de s’y orienter. Il sait aussi que la scène peut être à la taille d’un roman qui s’est voulu à la mesure du monde. Il a conçu un spectacle foisonnant, débordant d’énergie, qui soit « pour le spectateur ce que 2666 est pour le lecteur, énorme, infini, jouissif, pénible parfois ».

 

Avec le

À lire

Entretien avec le metteur en scène Julien Gosselin.

Pourquoi et comment s’attaquer à un monstre romanesque tel que 2666 ?
Il y a quelques années, quand notre compagnie a commencé le travail sur Gênes 01 de Fausto Paravidino, nous étions déjà partis d’une forme narrative, sans personnages, face au public.

La suite

Dans le cadre des Bibliothèques de l'Odéon

Bolaño & Co, la littérature comme ogre

rencontre avec Véronique Ovaldé, romancière

mardi 27 septembre / 18h / Odéon 6e − Salon Roger Blin

 

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Bible du spectacle

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Autour du spectacle

À lire

Entretien avec le metteur en scène Julien Gosselin.

Pourquoi et comment s’attaquer à un monstre romanesque tel que 2666 ?
Il y a quelques années, quand notre compagnie a commencé le travail sur Gênes 01 de Fausto Paravidino, nous étions déjà partis d’une forme narrative, sans personnages, face au public.

La suite

Dans le cadre des Bibliothèques de l'Odéon

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mardi 27 septembre / 18h / Odéon 6e − Salon Roger Blin

 

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Générique

basé sur le livre 2666 ; Copyright © 2004, The Heirs of Roberto Bolaño All rights reserved / Texte publié aux éditions Bourgois (2008)
traduction Roberto Amutio
scénographie Hubert Colas, assisté de Frédéric Viénot
création musicale Guillaume Bachelé, Rémi Alexandre
création lumières Nicolas Joubert
régie lumières Nicolas Joubert et Arnaud Godest
création et régie vidéo Jérémie Bernaert, Pierre Martin
création et régie son Julien Feryn
costumes Caroline Tavernier
assistante costumes Angélique Legrand
régie générale Antoine Guilloux
suivi technique Julien Boizard
conseil dispositif vidéo Mehdi Toutain-Lopez
régie son scène et HF Mélissa Jouvin 
régie plateau Guillaume Lepert
assistant stagiaire à la mise en scène Kaspar Tainturier-Fink

administration / production Eugénie Tesson
logistique Emmanuel Mourmant

construction du décor Ateliers du Théâtre national de Strasbourg

production Si vous pouviez lécher mon cœur, Le Phénix – Scène Nationale de Valenciennes, Théâtre National de Strasbourg et Maillon, Théâtre de Strasbourg – Scène européenne, Odéon-Théâtre de l’Europe, Festival d’Avignon, Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées, MC2: Grenoble, Stadsschouwburg – Amsterdam, La Filature Scène nationale – Mulhouse, Le Quartz – Scène nationale de Brest
avec l’aide à la production du Dicréam et de la SACD Beaumarchais
avec le soutien exceptionnel du MCC (DGCA)


avec le Festival d’Automne à Paris


11h30 avec 4 entractes (en intégrale les samedis et dimanches à 11h ou en deux soirées consécutives les mercredis et jeudis à 18h)
 

Le spectacle est créé au Phénix scène nationale Valenciennes les 18 et 25 juin 2016.
Il est joué du 8 au 16 juillet au Festival d'Avignon, puis
les 30 et 31 juillet au Théâtre Mégaron - Festival d’Athènes et d’Epidaure.

Metteur en scène

Julien Gosselin

En mai 2009, à leur sortie de l’École professionnelle supérieure d’art dramatique de Lille (EPSAD), Guillaume Bachelé, Antoine Ferron, Noémie Gantier, Julien Gosselin, Alexandre Lecroc, Victoria Quesnel et Tiphaine Raffier fondent Si vous pouviez lécher mon cœur. Ils baptisent leur collectif d’après une phrase que leur citait souvent Stuart Seide, directeur du Théâtre du Nord : « Si vous pouviez lécher mon cœur, vous mourriez empoisonné. » Emprunté à Shoah, le film de Claude Lanzmann, ce nom de troupe marque aussi pour Gosselin son envie d’un théâtre documentaire, son souci de parler de notre monde en termes non pas métaphoriques mais réels. Leur premier spectacle, Gênes 01 de Fausto Paravidino, est présenté en 2010. L’équipe crée ensuite Tristesse animal noir d’Anja Hilling au Théâtre de Vanves en 2012. Julien Gosselin a 26 ans quand Les Particules élémentaires, troisième spectacle de la compagnie, le fait connaître d’un très large public au Festival d’Avignon 2013, puis aux Ateliers Berthier en octobre et novembre 2014. Les Kammerspiele de Munich l’ont invité à créer un spectacle à l’automne 2016. Julien Gosselin est artiste associé au Phénix de Valenciennes, au Théâtre National de Strasbourg et au Théâtre national de Toulouse.

(RÉ)ÉCOUTEZ L’ENTRETIEN DE JULIEN GOSSELIN
SUR FRANCE CULTURE AVEC JOËLLE GAYOT (émission du 12 juin 2016)

 

Auteur

Bolaño Roberto

1953. Le 28 avril, naissance de Roberto Bolaño Ávalos à Santiago du Chili.

1968. La famille quitte le Chili pour le Mexique. Bolaño décide d’abandonner ses études et de se consacrer à la lecture et à sa vocation d’écrivain.

1973. Bolaño retourne au Chili, mais revient à Mexico après le coup d’Etat du général Pinochet.

1975. Avec son compatriote Bruno Montané et un groupe de poètes mexicains, Bolaño fonde le Mouvement Infraréaliste.

1976. Lecture publique du premier manifeste infraréaliste, intégralement rédigé par Bolaño. Publication de son premier recueil de poèmes.

1977. Après divers voyages, Bolaño s’installe à Barcelone. Rencontre d’Antoni García Porta, avec qui Bolaño se lie d’une profonde amitié. Ils écriront ensemble Conseils d’un disciple de Morrison à un fanatique de Joyce (Prix Ámbito literario de Narrativa, 1984), qui marque les débuts éditoriaux européens de Bolaño en tant que romancier.

1980. Pendant l’été, Bolaño travaille comme veilleur de nuit au camping « Estrella de Mar » de Castelldefels. Déménagement à Gérone, où vivent sa soeur Salomé et son beau-frère.

1981. Rencontre de Carolina López.

1985. Mariage avec Carolina López et déménagement à Blanes, où la mère de Bolaño a ouvert une bijouterie.

1990. Naissance de son fils Lautaro.

1992. Bolaño apprend qu’il souffre d’une grave maladie hépatique. Son roman La senda de los elefantes (traduit sous le titre de Monsieur Pain) remporte le prix Ciudad de Toledo.

1993. La Piste de glace (prix du roman Ciudad de Alcalá de Henares).

1994. Prix littéraire Ciudad de Irún pour Les Chiens romantiques, recueil de poèmes composés entre 1980 et 1988. Bolaño se voue entièrement à l’écriture, laissant derrière lui les nombreux emplois extra-littéraires qu’il a exercés.

1996. La littérature nazie en Amérique et Étoile distante. Désormais, Bolaño donne un livre par an à son éditeur.

1997. Appels téléphoniques, recueil de nouvelles (Prix Municipal de Santiago du Chili).

1998. Les Détectives sauvages (Prix Herrade du roman et Prix Rómulo Gallegos). Bolaño retourne au Chili pour la première fois depuis 25 ans.

2001. Naissance de sa fille Alexandra. Bolaño appelait ses enfants « mon unique patrie. »

2003. Remise à son éditeur d’un dernier manuscrit : Le Gaucho insupportable. Roberto Bolaño décède quelques jours plus tard, le 14 juillet.

2004. Publication posthume de 2666. L’œuvre, à laquelle Bolaño a travaillé jusqu’à sa mort, est aussitôt saluée comme un chef-d’oeuvre et remporte divers prix. D’autres inédits sont parus depuis : Entre parenthèses (2004), La Universidad Desconocida (2007), Le secret du mal (2007), Le Troisième Reich (2010), Los sinsabores del verdadero policía (2011).