Vu du pont

Eddie est docker et fier de l’être. Un homme de parole. Toute sa vie, il a lutté pour tenir sa promesse d’élever Catherine, la nièce de sa femme Béatrice, et de garantir un bel avenir à la petite orpheline. Voilà des années qu’il se saigne aux quatre veines en veillant sur elle. Peut-être un peu trop jalousement. Eddie n’a pas vu qu’elle est devenue une femme. Et il ne voit que trop quels regards les hommes portent à présent sur elle. Jusqu’ici, pour Eddie, la succession des jours était restée suspendue dans un éternel présent. Chacun se tenait à sa place immuable, les adultes jouaient leur rôle d’adulte, les enfants ne grandissaient pas. Rien ne troublait encore son amour quasiment paternel. Mais Katie n’en mûrit pas moins, commence à s’habiller pour plaire. Et le moment où elle-même éprouvera un désir à son tour n’est plus loin...

Le drame s’ouvre sur la soirée fatidique où Katie apprend à Eddie qu’elle désire commencer à gagner sa vie. Grâce aux études qu’il lui a payées, son salaire de petite sténodactylo débutante sera supérieur à celui du docker qui l’a élevée. Le même soir, Eddie accueille chez lui deux immigrés clandestins, Marco le taiseux et son frère Rodolfo le chanteur, des cousins de sa femme à qui il offre un toit par solidarité familiale... Dès lors, tous les éléments du drame sont en place. Son déroulement implacable nous est rapporté par Alfieri, acteur, témoin, et mémoire fidèle du destin d’Eddie Carbone. Italien de naissance et Américain d’adoption, Alfieri se tient à mi-chemin entre les valeurs de ses deux patries, entre les exigences absolues du code d’honneur traditionnel et la nécessité du compromis. Homme de parole, lui aussi, mais avant tout homme de loi, il se tient sur le pont entre deux mondes et deux époques. Entre la scène, aussi, où revivent les épisodes du drame, et le public qui va y assister, à une distance d’où la vie secrète de Red Hook se donne à lire dans sa vraie perspective.

Vu de loin : un fait divers banal, une histoire de gens modestes et d’immigrés dans le New York prolétaire des années 50, presque une enquête sociologique sur les difficultés de l’intégration dans le milieu des dockers italo-américains, à l’ombre du colossal pont de Brooklyn. Vu du pont : une tragédie aussi vieille que le conflit entre loi et justice, ou entre réalité et désir. Du récit de quelques journées décisives dans la vie d’Eddie Carbone et de ses proches, Arthur Miller réussit à tirer la matière d’une intrigue immémoriale.

Prenant l’auteur au mot, Ivo van Hove a restitué à l’œuvre toute son acuité en invitant les interprètes à dégager sous l’anecdote l’intensité des situations. Leurs affrontements s’inscrivent dans un espace épuré, trifrontal, intemporel comme la fatalité dont Alfieri est le chœur et Eddie le protagoniste. Cette vision fut l’un des spectacles-phare de notre dernière saison. Une reprise s’imposait pour cause de succès. Elle réunit la même distribution qu’à la création, avec notamment Charles Berling dans le rôle d’Eddie Carbone.

Berthier 17e
France

Vu du pont

04 janvier 04 février

d’Arthur Miller

mise en scène Ivo van Hove

reprise

avec Nicolas Avinée, Charles Berling, Pierre Berriau, Frédéric Borie, Pauline Cheviller, Alain Fromager, Laurent Papot, Caroline Proust

Lieu

Berthier 17e

Durée

2h

Horaires

20h du mardi au samedi / 15h le dimanche. Représentation exceptionnellement à 14h30 le samedi 4 février (dernière).

Votre venue

Berthier 17e Accès

Tarifs

de 8€ à 36€.

En savoir plus

Quelques places sont remises à la vente chaque soir au guichet des ateliers Berthier, inscrivez-vous sur la liste d'attente à partir de 18h (13h le dimanche)


Vu de loin : un fait divers banal, une histoire d’immigrés italiens dans le New York prolétaire des années 50, presque une enquête sociologique sur les difficultés de l’intégration. Vu du pont : une tragédie aussi vieille que le conflit entre loi et justice, ou entre réalité et désir. Du récit de quelques journées décisives dans la vie d’Eddie Carbone et de ses proches, Miller tire la matière d’une intrigue immémoriale. Van Hove a restitué à l’œuvre toute son acuité tragique, signant l’un des spectacles-phare de notre dernière saison, distingué par le Prix de la Critique.

Eddie est docker et fier de l’être. Un homme de parole. Toute sa vie, il a lutté pour tenir sa promesse d’élever Catherine, la nièce de sa femme Béatrice, et de garantir un bel avenir à la petite orpheline. Voilà des années qu’il se saigne aux quatre veines en veillant sur elle. Peut-être un peu trop jalousement. Eddie n’a pas vu qu’elle est devenue une femme. Et il ne voit que trop quels regards les hommes portent à présent sur elle. Jusqu’ici, pour Eddie, la succession des jours était restée suspendue dans un éternel présent. Chacun se tenait à sa place immuable, les adultes jouaient leur rôle d’adulte, les enfants ne grandissaient pas. Rien ne troublait encore son amour quasiment paternel. Mais Katie n’en mûrit pas moins, commence à s’habiller pour plaire. Et le moment où elle-même éprouvera un désir à son tour n’est plus loin...

Le drame s’ouvre sur la soirée fatidique où Katie apprend à Eddie qu’elle désire commencer à gagner sa vie. Grâce aux études qu’il lui a payées, son salaire de petite sténodactylo débutante sera supérieur à celui du docker qui l’a élevée. Le même soir, Eddie accueille chez lui deux immigrés clandestins, Marco le taiseux et son frère Rodolfo le chanteur, des cousins de sa femme à qui il offre un toit par solidarité familiale... Dès lors, tous les éléments du drame sont en place. Son déroulement implacable nous est rapporté par Alfieri, acteur, témoin, et mémoire fidèle du destin d’Eddie Carbone. Italien de naissance et Américain d’adoption, Alfieri se tient à mi-chemin entre les valeurs de ses deux patries, entre les exigences absolues du code d’honneur traditionnel et la nécessité du compromis. Homme de parole, lui aussi, mais avant tout homme de loi, il se tient sur le pont entre deux mondes et deux époques. Entre la scène, aussi, où revivent les épisodes du drame, et le public qui va y assister, à une distance d’où la vie secrète de Red Hook se donne à lire dans sa vraie perspective.

Vu de loin : un fait divers banal, une histoire de gens modestes et d’immigrés dans le New York prolétaire des années 50, presque une enquête sociologique sur les difficultés de l’intégration dans le milieu des dockers italo-américains, à l’ombre du colossal pont de Brooklyn. Vu du pont : une tragédie aussi vieille que le conflit entre loi et justice, ou entre réalité et désir. Du récit de quelques journées décisives dans la vie d’Eddie Carbone et de ses proches, Arthur Miller réussit à tirer la matière d’une intrigue immémoriale.

Prenant l’auteur au mot, Ivo van Hove a restitué à l’œuvre toute son acuité en invitant les interprètes à dégager sous l’anecdote l’intensité des situations. Leurs affrontements s’inscrivent dans un espace épuré, trifrontal, intemporel comme la fatalité dont Alfieri est le chœur et Eddie le protagoniste. Cette vision fut l’un des spectacles-phare de notre dernière saison. Une reprise s’imposait pour cause de succès. Elle réunit la même distribution qu’à la création, avec notamment Charles Berling dans le rôle d’Eddie Carbone.


  • Vu du pont | photo © Thierry Depagne

    photo © Thierry Depagne

  • Vu du pont | photo © Thierry Depagne

    photo © Thierry Depagne

  • Vu du pont | photo © Thierry Depagne

    photo © Thierry Depagne

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  • Vu du pont | photo © Thierry Depagne

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  • Vu du pont | photo © Thierry Depagne

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Réécouter la Scène imaginaire d'Ivo van Hove du 7 novembre 2016

Ivo van Hove présente "Vu du pont"

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Bible du spectacle

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En vidéo

Générique

traduction française Daniel Loayza
dramaturgie Bart van den Eynde
décor, lumière Jan Versweyveld
costumes An D’Huys
son Tom Gibbons
collaborateurs artistiques à la mise en scène Jeff James, Vincent Huguet

production Odéon-Théâtre de l’Europe
coproduction Théâtre Liberté – Toulon
avec la participation artistique du Jeune théâtre national

création originale du Young Vic, Londres, le 4 avril 2014 (version anglaise)

durée 2 heures

la pièce est représentée par l’agence Drama-Suzanne Sarquier en accord avec l’agence ICM, Buddy Thomas à New York

Metteur en scène

Ivo van Hove

Né en 1958 à Heist-op-den-Berg (Belgique), Ivo van Hove a commencé sa carrière en 1981-82 en créant ses propres pièces : Geruchten (Rumeurs) et Ziektekiemen (Germes).
De 1990 à 2000 il a dirigé le Zuidelijk Toneel d’Eindhoven, ainsi que le Holland Festival entre 1998 et 2004. Il prend la tête du Toneelgroep Amsterdam en 2001.
Il y met en scène, entre autres, Angels in America de Tony Kushner, Opening Night et Husbands de John Cassavetes, Rocco et ses frères de Luchino Visconti, Théorème de Pier Paolo Pasolini, Antonioni-project d’après Michelangelo Antonioni, Cris et chuchotements d’Ingmar Bergman, La voix humaine de Jean Cocteau, La trilogie de la villégiature de Carlo Goldoni, Les enfants du Soleil de Maxime Gorki.
Ivo van Hove a présenté des productions au Festival d’Édimbourg, à la Biennale de Venise, au Festival de Hollande, à Theater der Welt (Allemagne), aux Wiener Festwochen (Autriche), mais a aussi travaillé à Londres, au Canada, à Lisbonne, Paris, Vérone, Hanovre, Porto, au Caire, en Pologne, à New York... Il a également monté de nombreux opéras.
En 2010, il crée Le Misanthrope (Der Menschenfeind) de Molière à la Schaubühne de Berlin, spectacle présenté aux Ateliers Berthier de l’Odéon-Théâtre de l’Europe en mars 2012.
A View from the Bridge (Vu du pont) d’Arthur Miller, monté au Young Vic Theater de Londres le 4 avril 2014, lui a valu le Critics’ Circle Award 2015.
En 2015, Paris accueille Antigone de Sophocle avec Juliette Binoche (Théâtre de la Ville), puis la création aux Ateliers Berthier de Vu du pont. Il en reprend la version anglaise à Broadway, puis crée en novembre 2015 l’ultime projet de David Bowie : Lazarus, et revient en janvier 2016 au Théâtre de Chaillot avec Kings of War, d’après Shakespeare. Avec la troupe de la Comédie-Française, Ivo van Hove a été invité par le Festival d’Avignon à créer Les Damnés, d’après Visconti, à l’été 2016 dans la Cour d’honneur du Palais des Papes.

 

À écouter : l'émission hors-champ de France Culture. Laure Adler recevait Ivo van Hove le 16 juin 2016.

 

Tournées

DeSingel, Anvers

Lundi 13 Février 2017 / 20h00
Mardi 14 Février 2017 / 20h00
Mercredi 15 Février 2017 / 20h00
Jeudi 16 Février 2017 / 20h00
Vendredi 17 Février 2017 / 20h00
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Théâtre Liberté, Toulon

Mercredi 1 Mars 2017 / 20h00
Jeudi 2 Mars 2017 / 20h00
Vendredi 3 Mars 2017 / 20h00
Samedi 4 Mars 2017 / 20h00
Dimanche 5 Mars 2017 / 16h00
Mardi 7 Mars 2017 / 20h00
Mercredi 8 Mars 2017 / 20h00
Jeudi 9 Mars 2017 / 20h00
Vendredi 10 Mars 2017 / 20h00
Samedi 11 Mars 2017 / 20h00
Dimanche 12 Mars 2017 / 16h00
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TNB, Rennes

Mardi 21 Mars 2017 / 20h00
Mercredi 22 Mars 2017 / 20h00
Mercredi 22 Mars 2017 / 20h00
Jeudi 23 Mars 2017 / 20h00
Vendredi 24 Mars 2017 / 20h00
Samedi 25 Mars 2017 / 20h00
Lundi 27 Mars 2017 / 20h00
Mardi 28 Mars 2017 / 20h00
Mercredi 29 Mars 2017 / 20h00
Jeudi 30 Mars 2017 / 20h00
Vendredi 31 Mars 2017 / 20h00
Samedi 1 Avril 2017 / 14h30
Samedi 1 Avril 2017 / 20h00
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Théâtre des Célestins (Radiant-Bellevue), Lyon

Mardi 11 Avril 2017 / 20h30
Mercredi 12 Avril 2017 / 20h30
Jeudi 13 Avril 2017 / 20h30
Vendredi 14 Avril 2017 / 20h30
Samedi 15 Avril 2017 / 20h30
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Grand Théâtre du Luxembourg, Luxembourg

Jeudi 27 Avril 2017 / 20h00
Vendredi 28 Avril 2017 / 20h00
Samedi 29 Avril 2017 / 20h00
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