Nuits secrètes de Marguerite Duras

"Le Navire Night" de Marguerite Duras lu dans le noir par Mélodie Richard


mercredi 14 février 2018 - 18h00
Salon Roger Blin

Marguerite Duras est une grande voix d’écriture : murmurée, hantée par le souvenir de cris lointains. Cette voix résonne dans des nuits devenues célèbres, mais qui restent secrètes, entre autres, celle du Navire Night.

« - Je vous avais dit qu'il fallait voir.
Que vers midi le silence qui se fait sur Athènes est tel... avec la chaleur qui grandit...
La ville se vide à l'heure de la sieste, tout ferme comme la nuit...
...qu'il fallait assister à la montée du silence 

... Je me souviens, je vous ai dit : peu à peu on se demande ce qui arrive, cette disparition du son avec la montée du soleil ...

C'est là que cette peur arrive. Pas celle de la nuit, mais comme une peur de la nuit dans la clarté. le silence de la nuit en plein soleil. Le soleil au zénith et le silence de la nuit. Le silence au centre du ciel et le silence de la nuit.

[...]

- C'est la nuit qu'elle appelle.
Oui avec la nuit elle appelle.

- La nuit venant elle vient.
"C'est moi F. J'ai peur."

- Les conversations deviennent très longues.
Des nuits.

- Elles finissent par durer jusqu'au jour. Elles durent huit heures. Dix heures d'affilées. »

En lien avec le spectacle Bérénice.