• Julia Kristeva - Isabelle Huppert | photo © John Foley / Opale

    photo © John Foley / Opale

Julia Kristeva - Isabelle Huppert

Lecture de Tandis qu'elle agonise, Thérèse mon amour

Lundi 17 Mars 2014 / 20h00

Odéon 6e / Grande Salle

d’après Thérèse, mon amour éd. Fayard 2008, adaptation de Julia Kristeva avec la complicité de Laure Adler et la collaboration de Katell Guillou.

Le visage renversé d’une femme endormie, à moins qu’elle ne soit déjà morte de plaisir, bouche ouverte, porte avide d’un corps vide que remplit sous nos yeux un bouillonnement plissé de marbre... Vous vous souvenez certainement de cette sculpture du Bernin, la Transverbération ? L’inspiratrice de l’artiste c’est Teresa de Ahumada de Cepeda (1515-1582), en religion Thérèse de Jésus, plus célèbre sous le nom de sainte Thérèse d’Avila. En pleine Renaissance, son amour pour Dieu vibre de l’intensité du beatus venter que connaissait déjà Maître Eckhart. Ses convulsions extatiques en feront une icône somptueuse de la Contre-Réforme. Une possédée à la manière de Dostoïevski, mais baignant dans les eaux du désir, et non dans les larmes, comme Marie-Madeleine, car elle rejoint corps et âme le corps absent de l’Autre.
Dans cette pièce de théâtre radiophonique, pensée pour Isabelle Huppert, Julia Kristeva célèbre son amour de Thérèse à partir de l’agonie de la sainte...

 

En présence de Julia Kristeva
Textes lus par Isabelle Huppert

 

Julia Kristeva, née en Bulgarie, travaille et vit en France depuis 1966. Elle est écrivain, psychanalyste, professeur émérite à l’Université Paris 7-Diderot et membre titulaire de la Société Psychanalytique de Paris. Docteur honoris causa de nombreuses universités aux États-Unis, au Canada et en Europe où elle enseigne régulièrement. Officier de la Légion d’Honneur, Commandeur de l’Ordre du Mérite (2011), première lauréate en 2004 du Prix Holberg (créé pour remédier à l’absence des sciences humaines dans le palmarès du Nobel), elle a obtenu le Prix Hannah Arendt en décembre 2006 et le prix Vaclav Havel en 2008. Elle est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels : Pouvoirs de l’horreur (essai sur l’abjection), Soleil noir (dépression et mélancolie), la trilogie Le Génie féminin : Hannah Arendt, Mélanie Klein et Colette, La Haine et le Pardon, ainsi que des romans dont Les Samouraïs, Meurtre à Byzance et le récit Thérèse mon amour. Son œuvre est entièrement traduite en anglais, et la plupart de ses livres sont disponibles dans les grandes langues du monde.

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