2-17 mai 2015 / Berthier 17e

Henry VI

de William Shakespeare mise en scène Thomas Jolly / Cie La Piccola Familia

avec Johann Abiola, Damien Avice, Bruno Bayeux, Nathan Bernat, Geoffrey Carey, Gilles Chabrier, Éric Challier, Alexandre Dain, Flora Diguet, Anne Dupuis, Antonin Durand, Émeline Frémont, Damien Gabriac, Thomas Germaine, Thomas Jolly, Nicolas Jullien, Pier Lamandé, Martin Legros, Charline Porrone, Jean-Marc Talbot, Manon Thorel

Durée

2 cycles de 9 heures, à voir en 2 dates non dissociables : 2 et 3 mai, ou 8 et 14 mai, ou 9 et 10 mai, ou 16 et 17 mai

Lieu

Berthier 17e

Tarifs

IL N'Y A PLUS DE PLACES DISPONIBLES POUR CE SPECTACLE.

Hung be the heavens
with black, yield day
to night!


Cieux, tendez-vous
de noir, jour, fais
place à la nuit !
 

Thomas Jolly croit au théâtre avec une passion et un engagement communicatifs. Depuis 2006, sa compagnie, La Piccola Familia, en témoigne sur tous les tons, montant aussi bien Marivaux et Mark Ravenhill que Sacha Guitry (nombreux sont les spectateurs de Toâ au Festival Impatience – Odéon/Télérama – qui se souviennent de lui avoir décerné le Prix du public en 2009). Après cette phase exploratoire de registres aussi divers que possible, La Piccola Familia s'est concentrée sur une œuvre unique. En juillet 2014, lorsque Thomas Jolly et ses compagnons présenteront le quatrième et dernier épisode de leur Henry VI au Festival d'Avignon, cela fera quatre ans qu'ils auront entamé leur périple, enfin présenté dans son intégralité, à travers trois pièces et quinze actes de William Shakespeare, totalisant près de dix mille vers et convoquant deux cents personnages.
Pourquoi cet intérêt pour les trois Henry ? Shakespeare a consacré à la royauté anglaise un nombre de pièces inégalé : dans l'ordre chronologique des règnes, il a composé Richard II, les deux parties d'Henry IV, Henry V, les trois Henry VI et Richard III. Aucun roi ne manque à l'appel (même si Édouard, qui règne entre Henry et son frère Richard, n'a pas donné son nom à une pièce). Le dramaturge anglais s'est visiblement passionné pour l'histoire de son pays, depuis l'espèce de péché originel qu'est la déposition de Richard II jusqu'au crépuscule infernal qu'est le règne de Richard III, usurpateur démoniaque et théâtralement si séduisant.
Dans cette énorme fresque, les trois Henry VI constituent la série la plus monumentale, dont la masse même, selon Thomas Jolly, est significative : il ne fallait pas moins de trois drames historiques pour marquer le passage d'un Moyen âge finissant à une Renaissance avide d'explorer de nouvelles frontières géographiques, mentales ou morales. «Monter Henry VI», poursuit le metteur en scène, «c'est donc, je crois, réinterroger notre époque par ce qui serait son origine en assistant à l'abandon par l'Homme d'un monde de valeurs communautaires pour un monde individualisé. Ce n'est pas une coquetterie, c'est aussi dans ce but que Shakespeare écrit pour les spectateurs du XVIe siècle, dans une Angleterre à peine remise des guerres civiles [...]. Sous la plume shakespearienne, dans la peinture de la lutte pour le pouvoir, nous décelons, en germe, les attitudes fallacieuses des factions politiques, la perversion de la subordination, le mépris grossier à l'égard des femmes, l'étouffement de la vertu par l'ambition et finalement... la violence mais aussi la tristesse du chacun pour soi».
Les trois Henry VI sont donc une œuvre-charnière, celle où l'ancien paraît progressivement sombrer dans le chaos d'où naîtra peut-être – mais ce n'est jamais sûr – une nouvelle façon de vivre son humanité. Thomas Jolly voit le chaos croître d'abord sur un air de carnaval grotesque, puis basculer dans la gravité tragique avant de déchaîner, en «un enchaînement de tableaux quasi-cinématographiques», la vitesse vertigineuse d'une «violence crue». Ce mouvement, qui est aussi un élan de la pensée, il a voulu le restituer d'un trait continu, comme on se laisse emporter ensemble par un fleuve de dix-huit heures de spectacle, entractes compris. Depuis janvier 2012, date de la création du premier cycle de ce projet, sa vision a suscité une adhésion publique extraordinaire. Décidément, Thomas Jolly croit au théâtre. Et il fait ce qu'il faut pour qu'on y croie avec lui.

 

Thomas Jolly : "Henry VI", "une pièce hors... par lemondefr

 

Le texte d'Henry VI  est édité à l'avant-scène théâtre.

 

traduction Line Cottegnies
Mise en scène et scénographie Thomas Jolly
Assistant à la mise en scène Alexandre Dain
collaboration dramaturgique Julie Lerat-Gersant
création lumière Léry Chédemail, Antoine Travert, Thomas Jolly
musique originale/création son Clément Mirguet
Textes de la Rhapsode Manon Thorel
création costumes Sylvette Dequest, Marie Bramsen
parure animale de Richard Gloucester Sylvain Wavrant

production La Piccola Familia
coproduction Le Trident – Scène nationale de Cherbourg-Octeville. Les Gémeaux – Scène nationale – Sceaux. Comédie de Béthune – Centre Dramatique National Nord-Pas-de-Calais. Théâtre de l’Archipel – Scène nationale de Perpignan.  Le Bateau Feu – Scène nationale de Dunkerque. Scène nationale Évreux Louviers. TNT – Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées. TAP – Théâtre Auditorium de Poitiers. Quai des Arts – Argentan, dans le cadre des Relais Culturels Régionaux. Théâtre d’Arras – Scène conventionnée musique et théâtre. Centre Dramatique National de Haute-Normandie.

Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, de l’ONDA/Office National de Diffusion Artistique et de l’ODIA Normandie/Office de Diffusion et d’Information Artistique de Normandie.

La Piccola Familia est conventionnée par la DRAC Haute-Normandie, la Région Haute-Normandie, la ville de Rouen et est soutenue par le Département de Seine Maritime.

Remerciements
Monsieur Pierre Léautey, Député de la première circonscription de Seine Maritime.
Corinne Meyniel, Dominique Goy-Blanquet. La communauté Emmaüs de Cherbourg-Octeville, la SHEMA, Scène Nationale Evreux Louviers, Odéon - Théâtre de l’Europe, Théâtre National de Bretagne, Théâtre Gérard Philipe - CDN de Saint-Denis, Comédie de Caen - CDN de Basse-Normandie, Théâtre de l'Aquarium - La Cartoucherie, NTA - CDN des Pays de la Loire, Théâtre du Nord – Centre Dramatique du Nord.

créés le :
Cycle 1 (Épisodes 1 et 2) – 17 janvier 2012 au Trident, Scène nationale de Cherbourg-Octeville
Épisode 3 – 7 novembre 2013 au TNB – Théâtre National de Bretagne – Rennes
Épisode 4 – 21 juillet 2014 à la Fabrica – Festival d'Avignon
 

King Henry


Would I were dead, if God's good will were so :
For what is in this world but grief and woe ?
O God ! Methinks it were a happy life
To be no better than a homely swain ;
To sit upon a hill, as I do now ;
To carve out dials quaintly, point by point,
Thereby to see the minutes how they run :
How many makes the hour full complete,
How many hours brings about the day,
How many days will finish up the year,
How many years a mortal man may live.


Le Roi Henry
Je voudrais être mort, si telle était la volonté de Dieu :
Car y a-t-il autre chose en ce monde que chagrins et douleurs ?
Ô Dieu ! Ne serait-ce pas une vie bien heureuse
De n'être rien de plus qu'un simple berger ?
Assis sur une colline, tout comme je le suis à présent,
De tracer des cadrans avec adresse, point par point,
Pour observer la fuite des minutes :
Combien il en faut pour une heure complète,
Combien d'heures pour un jour,
Combien de jours pour remplir l'année,
Combien d'années dans la vie d'un mortel.


Shakespeare : La Troisième Partie d'Henry VI,
acte II, scène 5
(trad. Line Cottegnies, Gallimard, Pléiade, 2008, pp. 578-579)
 

Le spectacle, d'une durée exceptionnelle de 18 heures, se compose de deux cycles de 9 heures sur deux dates.
Entractes et pauses-repas sont prévus sur chaque cycle.

Pauses-repas : Cycle 1 : 18h – 19h30 / Cycle 2 : 17h30 – 19h

Un bracelet sera remis au début de chaque cycle aux spectateurs pour faciliter le retour en salle après les pauses.

Différents modes de restauration vous seront proposés : le bar des Ateliers Berthier (sandwichs, boissons...), un Food Truck installé à proximité du bâtiment (spécialités asiatiques).

 

CYCLE 1 (9h)
les 2, 8, 9, 16 mai

Épisode 1 (4h)
La Course de Mars (1h45) / 14h – 15h45
entracte (30 min) / 15h45 – 16h15
Le Festin de Mort (1h45) / 16h15 – 18h
Pause repas (1h30) / 18h – 19h30
Épisode 2 (3h30)
Le Carrousel de la Fortune (1h45) / 19h30 – 21h15
entracte (30 min) / 21h15 – 21h45
La Plainte de la Mandragore (1h15) / 21h45 – 23h

CYCLE 2 (9h)
les 3, 10, 14, 17 mai

Épisode 3 (3h30)
La Contagion des Ténèbres (2h) / 14h – 16h
entracte (30 min) / 16h – 16h30
La Dent de la vipère (1h) / 16h30 – 17h30
Pause repas  (1h30) / 17h30 – 19h
Épisode 4 (4h)
Le Pourpre du Sang (2h) / 19h – 21h
entracte (30 min) / 21h – 21h30
L’Hiver du Déplaisir (1h30) / 21h30 – 23h

 

Partenaire

Commentaires

comments powered by Disqus

En images

  • Henry VI | photo © Nicolas Joubard

    photo © Nicolas Joubard

  • Henry VI | photo © Nicolas Joubard

    photo © Nicolas Joubard

  • Henry VI | photo © Nicolas Joubard

    photo © Nicolas Joubard

  • Henry VI |
  • Henry VI | photo © Nicolas Joubard

    photo © Nicolas Joubard

  • Henry VI | photo © Nicolas Joubard

    photo © Nicolas Joubard

  • Henry VI | photo © Nicolas Joubard

    photo © Nicolas Joubard