Grande Salle
09 Octobre 2017 - 20h00
Plein tarif 10€ / Tarif réduit 6€

Frederick Wiseman par Frederick Wiseman

Collaboration artistique Nathalie Boutefeu.

  • Frederick Wiseman par Frederick Wiseman | photo © Erik Madigan Heck
    photo © Erik Madigan Heck

Le grand cinéaste américain reviendra sur les cinquante premières années de sa carrière. Une carte blanche au cours de laquelle il évoquera sa façon de travailler, de filmer le quotidien, de monter ses documentaires. Une rencontre exceptionnelle ponctuée de projections inédites.

Son dernier film, Ex Libris : The New York Public Library, a reçu le prix FIPRESCI à la Mostra de Venise. Il sortira en salles le 1er novembre en France.

Le Prix FIPRESCI est une récompense cinématographique remise depuis 1948 lors du Festival de Venise par un jury constitué de critiques de cinéma internationaux par l'intermédiaire de la Fédération internationale de la presse cinématographique pour soutenir le cinéma de genre, risqué, original et personnel.

la soirée sera ponctuée par la projection d'extraits des films : Law and Order, Essene, Welfare, Blind, The Garden.

 

Diplômé en droit, Frederick Wiseman enseigne d'abord à l'université de Boston. En 1966, la lecture de The Cool world, un essai de Warren Miller sur la délinquance juvénile dans le quartier new-yorkais de Harlem, le pousse à utiliser le film comme moyen de rendre compte de la société. En 1966, avec des amis, il fonde une association d'aide sociale, l'Organisation for Social and Technical Innovation (OSTI) dont l'activité se prolongera jusqu'en 1973.
Depuis le milieu des années 1960, Frederick Wiseman scrute à l'aide de sa caméra la démocratie américaine et la vie locale en pénétrant des lieux symboliques : écoles, prisons, hôpitaux, commissariats, supermarchés. Peintre de l'Amérique, il prend le temps d'écouter et de regarder en privilégiant les longs plans séquences. Il affirme dès son premier documentaire ses principes de base : ce sont l'absence d'interviews, de commentaires off, et de musiques additionnelles pour privilégier un lent apprivoisement des personnes à la caméra, jusqu'à ce qu'elles ne la remarquent plus. Son ambition est de dresser un portrait critique des États-Unis, et, comme il le dira ensuite, le résultat est « un seul et très long film qui durerait quatre-vingts heures ». Nombre de ses travaux sont diffusés en Europe, notamment Near death (1989), un documentaire bouleversant sur le service de soins intensifs dans un hôpital de Boston.
Il réalise en 2002 d'après le romanVie et destin de Vassili Grossman son premier film de fiction La Dernière lettre, monologue dit par Véronique Aubouy d'une lettre écrite en 1941 à son fils par une mère juive vivant dans un ghetto en Ukraine.
À partir de 1980, il travaille beaucoup à l'étranger. À Paris Frédéric Wiseman ausculte successivement les coulisses de la Comédie-Française (1996), de l'Opéra (2008), du Crazy-Horse (2010).

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