Bérénice

Titus et Bérénice vivent un amour impossible. Ils ne peuvent se l’avouer. Bérénice ne peut pas même le concevoir : depuis cinq ans, son amant n’a cessé de lui jurer une passion éternelle. Quant à Titus, il préfère s’étourdir, s’aveugler. Mais voici que s’est levé le jour tragique. Entre la loi du monde et la foi des amants, il va falloir choisir. Et ce choix est un mortel déchirement. Il semblerait pourtant que Titus n’ait qu’un mot à dire pour dicter son désir à l’univers entier et s’unir à Bérénice. Elle-même l’y encourage : “Dites, parlez !” Pourquoi donc reste-t-il interdit ?... Racine l’a lui-même indiqué : “toute l’invention”, ici, “consiste à faire quelque chose de rien”. Ce “rien” est une ligne de partage qui sans bruit, sans coup de théâtre, s’ouvre entre ceux qui s’aiment et les écarte l’un de l’autre, creusant l’abîme tout en élevant leurs paroles d’une “tristesse majestueuse” à la puissance d’un chant d’absolue passion. Célie Pauthe, comme ses mises en scène d’Une Bête dans la jungle, puis d’Un amour impossible l’ont démontré, est particulièrement sensible à ces histoires poignantes où se concentre l’essence d’un lien intime. Sa Bérénice, à laquelle elle est parvenue à force de lire Duras, naîtra de la même intuition.

#Bérénice

The quintessential classical tragedy,
one of the peaks of French literature :
a tribute to language as passion,
a ceremony of passion as language.

Berthier 17e

France

Berthier 17e

11 mai – 10 juin 2018 / Durée estimée 2h15

Bérénice

de Jean Racine

mise en scène Célie Pauthe

avec Clément Bresson, Marie Fortuit, Mounir Margoum, Mahshad Mokhberi, Mélodie Richard, Hakim Romatif

Horaires

du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 15h. Relâche les dimanches 13 et 20 mai.

Durée estimée 2h15

Votre venue

Berthier 17e
Accès

Tarifs

de 8€ à 36€
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Ouverture à la location mardi 27 mars. Le mercredi 2 mai pour les avant-premières.

Accessibilité

audiodescription mardi 22 et dimanche 27 mai
surtitrage en français et anglais vendredis 25 mai et 8 juin

  • Bérénice | © photogramme extrait du film Césarée de Marguerite Duras
    © photogramme extrait du film Césarée de Marguerite Duras

Titus et Bérénice vivent un amour impossible. Ils ne peuvent se l’avouer. Bérénice ne peut pas même le concevoir : depuis cinq ans, son amant n’a cessé de lui jurer une passion éternelle. Quant à Titus, il préfère s’étourdir, s’aveugler. Mais voici que s’est levé le jour tragique. Entre la loi du monde et la foi des amants, il va falloir choisir. Et ce choix est un mortel déchirement. Il semblerait pourtant que Titus n’ait qu’un mot à dire pour dicter son désir à l’univers entier et s’unir à Bérénice. Elle-même l’y encourage : “Dites, parlez !” Pourquoi donc reste-t-il interdit ?... Racine l’a lui-même indiqué : “toute l’invention”, ici, “consiste à faire quelque chose de rien”. Ce “rien” est une ligne de partage qui sans bruit, sans coup de théâtre, s’ouvre entre ceux qui s’aiment et les écarte l’un de l’autre, creusant l’abîme tout en élevant leurs paroles d’une “tristesse majestueuse” à la puissance d’un chant d’absolue passion. Célie Pauthe, comme ses mises en scène d’Une Bête dans la jungle, puis d’Un amour impossible l’ont démontré, est particulièrement sensible à ces histoires poignantes où se concentre l’essence d’un lien intime. Sa Bérénice, à laquelle elle est parvenue à force de lire Duras, naîtra de la même intuition.

#Bérénice

The quintessential classical tragedy,
one of the peaks of French literature :
a tribute to language as passion,
a ceremony of passion as language.

En vidéo

Avant-premières

Dates et heures Ouvertures de location Tarifs uniques à 50%
9 et 10 mai / 20h
2 mai
18€ / 14€

Les avant-premières de l'Odéon, ce sont 6000 places à moitié prix. 
Pour tous les spectacles programmés sur une période longue, nous proposons deux avant-premières à moitié prix.
En savoir plus

Générique

collaboration artistique Denis Loubaton
assistanat à la mise en scène Marie Fortuit
scénographie Guillaume Delaveau
lumières Sébastien Michaud
costumes Anaïs Romand
musique et son Aline Loustalot
vidéo François Weber

production Centre Dramatique National Besançon Franche-Comté

le spectacle sera créé au CDN Besançon Franche-Comté le 24 janvier 2018.

avec le soutien du Cercle de l’Odéon

 

Metteur en scène

Célie Pauthe

D’abord assistante à la mise en scène (Ludovic Lagarde, Jacques Nichet, Guillaume Delaveau, Alain Ollivier, Stéphane Braunschweig), elle intègre en 2001, l’Unité nomade de formation à la mise en scène au CNSAD. En 1999, elle travaille avec Pierre Baux et Violaine Schwartz, à la création de Comment une figue de paroles et pourquoi, de Francis Ponge. En 2003, elle met en scène Quartett de Heiner Müller au Théâtre national de Toulouse (Prix de la Révélation théâtrale du Syndicat de la critique) ; puis, en 2005, au TNS, L’Ignorant et le Fou de Thomas Bernhard. Elle crée La Fin du commencement de Sean O’Casey au Studio de la Comédie-Française en 2007, et, l’année suivante, S’agite et se pavane d’Ingmar Bergman au Nouveau Théâtre de Montreuil. En 2011, elle met en scène Train de nuit pour Bolina de Nilo Cruz pour la biennale de création « Odyssées en Yvelines ».

De 2010 à 2013, Célie Pauthe est artiste associée à La Colline-théâtre national. Elle y crée Long voyage du jour à la nuit d’Eugene O’Neill ; avec Claude Duparfait, elle collabore à la mise en scène de Des arbres à abattre d’après le roman de Thomas Bernhard; puis Yukonstyle de Sarah Berthiaume, jeune auteure québécoise (création mondiale) et en 2014, Aglavaine et Sélysette de Maurice Maeterlinck.

Depuis septembre 2013, elle dirige le CDN Besançon Franche-Comté où elle crée en janvier 2015 La Bête dans la jungle suivie de La Maladie de la mort, d’après Henry James et Marguerite Duras ; et en 2016, elle collabore avec Claude Duparfait, à la mise en scène de La Fonction Ravel. Par ailleurs, elle travaille avec la plateforme Siwa sur un projet autour de L’Orestie d’Eschyle, mené par une équipe franco-iraquienne. Elle créé en 2016 au CDN de Besançon Franche-Comté Un amour impossible, d’après le roman de Christine Angot adapté par l’auteur, avec Bulle Ogier et Maria de Medeiros.

Extrait

Ne m’abandonne pas en l’état où je suis.
Hélas ! Pour me tromper je fais ce que je puis.

Racine : Bérénice, acte III, scène 3