три сестры

Étoile montante des scènes russes, Timofeï Kouliabine a déjà été invité à Moscou, à Vienne, mais jamais encore en France. Lors de leur création, ses Trois Sœurs ont été qualifiées d’“événement historique” par la critique. La proposition est en effet d’une radicalité et d’une efficacité extrêmes, suscitant l’émotion par des voies inédites : ce Tchekhov-ci est joué intégralement, littéralement, mais sans qu’une seule parole soit prononcée. Sur scène, les murs de la maison des Prozorov ne sont qu’indiqués au sol. Toutes ses pièces peuvent donc être habitées en même temps, sans risque de confusion, car entre le texte tchékhovien et ses spectateurs vient s’intercaler un niveau inédit : celui de la langue des signes russe, avec son vocabulaire et sa syntaxe propres, surtitrée en anglais et en français. Du coup, ce ne sont pas seulement nos oreilles, mais nos yeux qui sont tenus en alerte et nouent des rapports inédits avec la scène. Les domaines du familier et de l’énigmatique, du texte et de sa représentation, du proche et de l’étranger, communiquent selon d’autres règles, dégageant des intensités nouvelles, des nuances d’humanité ou de cruauté insoupçonnées. Un spectacle de troupe d’une originalité rare, qui hante longtemps la mémoire de ses spectateurs.

#LesTroissœurs

No words. No walls.
Sign language. Body language.
Pure Chekhov.

Avec le
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Berthier 17e

France

Berthier 17e

05 octobre – 15 octobre 2017 / Durée 4h15

три сестры
[Les Trois Sœurs]

d'Anton Tchekhov

mise en scène Timofeï Kouliabine

avec Ilia Mouzyko, Anton Voïnalovitch, Klavdia Katchoussova, Valeria Kroutchinina, Irina Krivonos, Daria Iemelianova, Linda Akhmetzianova, Denis Frank, Alexeï Mejov, Pavel Poliakov, Konstantin Télégine, Andreï Tchernykh, Sergeï Bogomolov, Sergeï Novikov, Ielena Drinevskaïa

en langue des signes russe, surtitré en français et anglais

Horaires

du mardi au samedi à 19h30, le dimanche à 15h.

Durée 4h15

Votre venue

Berthier 17e
Accès

Tarifs

de 8€ à 36€
En savoir plus

Ouverture à la location par internet le 4 juillet, au guichet et par téléphone le 29 août

  • три сестры | Les Trois sœurs © photo Frol Podlesny
    Les Trois sœurs © photo Frol Podlesny

Dans le cadre des TRAVERSES

En attendant le réel

avec Élisabeth Roudinesco, psychanalyste.
Le réel est-il ce qui se fait attendre ? Est-il ce qui résiste, ce qu'il faut s'obstiner à rêver – un peu, beaucoup, à la folie ? Ou est-il l'impossible ?

mardi 14 novembre 2017 / 18h / Odéon 6e − Salon Roger Blin

Réserver

Dans le cadre des TRAVERSES

Nocturnes
Trois récits d’Anton Tchekhov lus par Jacques Bonnaffé

Mercredi 11 octobre / 18h / Odéon 6e − Salon Roger Blin

Réserver

Étoile montante des scènes russes, Timofeï Kouliabine a déjà été invité à Moscou, à Vienne, mais jamais encore en France. Lors de leur création, ses Trois Sœurs ont été qualifiées d’“événement historique” par la critique. La proposition est en effet d’une radicalité et d’une efficacité extrêmes, suscitant l’émotion par des voies inédites : ce Tchekhov-ci est joué intégralement, littéralement, mais sans qu’une seule parole soit prononcée. Sur scène, les murs de la maison des Prozorov ne sont qu’indiqués au sol. Toutes ses pièces peuvent donc être habitées en même temps, sans risque de confusion, car entre le texte tchékhovien et ses spectateurs vient s’intercaler un niveau inédit : celui de la langue des signes russe, avec son vocabulaire et sa syntaxe propres, surtitrée en anglais et en français. Du coup, ce ne sont pas seulement nos oreilles, mais nos yeux qui sont tenus en alerte et nouent des rapports inédits avec la scène. Les domaines du familier et de l’énigmatique, du texte et de sa représentation, du proche et de l’étranger, communiquent selon d’autres règles, dégageant des intensités nouvelles, des nuances d’humanité ou de cruauté insoupçonnées. Un spectacle de troupe d’une originalité rare, qui hante longtemps la mémoire de ses spectateurs.

#LesTroissœurs

No words. No walls.
Sign language. Body language.
Pure Chekhov.

Avec le

Dans le cadre des TRAVERSES

En attendant le réel

avec Élisabeth Roudinesco, psychanalyste.
Le réel est-il ce qui se fait attendre ? Est-il ce qui résiste, ce qu'il faut s'obstiner à rêver – un peu, beaucoup, à la folie ? Ou est-il l'impossible ?

mardi 14 novembre 2017 / 18h / Odéon 6e − Salon Roger Blin

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Nocturnes
Trois récits d’Anton Tchekhov lus par Jacques Bonnaffé

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Autour du spectacle

Dans le cadre des TRAVERSES

En attendant le réel

avec Élisabeth Roudinesco, psychanalyste.
Le réel est-il ce qui se fait attendre ? Est-il ce qui résiste, ce qu'il faut s'obstiner à rêver – un peu, beaucoup, à la folie ? Ou est-il l'impossible ?

mardi 14 novembre 2017 / 18h / Odéon 6e − Salon Roger Blin

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Nocturnes
Trois récits d’Anton Tchekhov lus par Jacques Bonnaffé

Mercredi 11 octobre / 18h / Odéon 6e − Salon Roger Blin

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Générique

scénographie Oleg Golovko
lumière Denis Solntsev

production Théâtre “Krasnyi Fakel” (la Torche rouge) – Novossibirsk
coréalisation Odéon-Théâtre de l’Europe, Festival d’Automne à Paris

avec le soutien de l’Adami

 

Metteur en scène

Timofeï Kouliabine

Né en 1984, Timofeï Kouliabine se forme à l’Académie du théâtre de Russie (GITIS). Il est nommé en 2007 metteur en scène associé du Théâtre de la Torche rouge de Novossibirsk, avant d’en prendre la direction en 2015. Il monte une dizaine de pièces de théâtre et deux opéras au cours de ces neuf saisons, dont Eugène Onéguine, d’après Pouchkine, accueilli à Moscou (Prix spécial 2014 du jury du Masque d’Or), et Tannhäuser, de Wagner, créé à l’Opéra de Novossibirsk. Plus récemment, il a présenté à Moscou Don Pasquale de Donizetti au Bolchoï et Ivanov de Tchekhov au Théâtre des Nations (2016). Sa mise en scène de Rigoletto de Verdi a été créée à l’opéra de Wuppertal en avril 2017.

Extrait

Olga : Oh, mes chères sœurs, notre vie n’est pas encore terminée. Nous vivrons ! La musique est si gaie, si joyeuse, et on se croirait sur le point de savoir pourquoi nous vivons, pourquoi nous souffrons... Si l’on pouvait savoir, si l’on pouvait savoir !

Anton Tchekhov : Les Trois Sœurs, acte IV (trad. Elsa Triolet, Éditeurs français réunis, 1954, p. 341)