Songes et Métamorphoses

Le Songe d’une nuit d’été semble lui-même composé de plusieurs pièces. Face à ses « hybridations hasardeuses », Guillaume Vincent assume la « schizophrénie » shakespearienne, au point de faire croire à trois œuvres abordées « par trois metteurs en scène différents ». Une première pièce, celle des jeunes amants, est encadrée et pilotée par deux autres intrigues – celle des nobles, celle des fées – tout en étant traversée par une seconde pièce : celle des artisans. Les nobles, Thésée en tête, incarnent l’ordre diurne de la société humaine, qui contraint les amants à prendre la fuite dans les profondeurs de la forêt. Les fées, sur lesquelles règnent Obéron et Titania, sont les puissances nocturnes qui président à la fécondité de la grande Nature. Quant aux artisans, ils préparent en grand secret un spectacle en l’honneur du mariage de Thésée, leur noble duc. Tout se passerait comme prévu – les amants s’enfuiraient ensemble, les artisans répéteraient – si un farceur surnaturel ne s’en mêlait :  l’insolent Puck, télescopant les styles et semant le chaos chez les uns et les autres...

Guillaume Vincent ne s’en est pas tenu à ce joyeux désordre. La pratique théâtrale de ces amateurs passionnés que sont les artisans de Shakespeare l’a renvoyé à ses propres expériences dans des ateliers qu’il a animés en milieu scolaire ou carcéral. Il sait que dans le théâtre amateur, « l’art n’est pas le seul but ». Ici, « le cadre est aussi important que le tableau » : le théâtre amateur est un lieu où « guérir, calmer, apaiser, éduquer ». Et où rêver, peut-être : pourquoi serait-ce un privilège réservé aux fous, aux amoureux et aux poètes ?  Pour faire certains songes, il faut en tout cas y croire un peu. Accepter que le réel et l’imaginaire dérapent l’un dans l’autre.

Le théâtre de Guillaume Vincent célèbre donc les noces incertaines de la réalité et de la fiction en passant librement d’une forme, d’un style à l’autre. Puisant aux mêmes sources ovidiennes que Le Songe, Les Métamorphoses ajoute sa touche de troublante fantaisie aux licences shakespeariennes en invitant des figures d’aujourd’hui à explorer des destins antiques, à s’interroger sur l’incarnation, la représentation, et sur leur rapport à leur propre identité. Des écoliers interprètent l’histoire de Narcisse et d’Écho ; des lycéens travaillent sur le mythe de Myrrha ; Procné et Philomèle sont les victimes d’un crime tout à fait contemporain... Première partie sinueuse comme les Mille et une nuits, cette suite de « variations sur le thème du théâtre amateur » est une ode à la gloire du théâtre et de ses alchimies.

 

#Songesmétamorphoses

Berthier 17e

France

Berthier 17e

21 avril – 20 mai 2017 / Durée 4h avec un entracte

Songes et Métamorphoses

une création de Guillaume Vincent

d'après Ovide et Shakespeare

avec Elsa Agnès, Paul-Marie Barbier, Candice Bouchet, Lucie Ben Bâta, Emilie Incerti Formentini, Elsa Guedj, Florence Janas, Hector Manuel, Estelle Meyer, Alexandre Michel, Philippe Orivel, Makita Samba, Kyoko Takenaka, Charles Van de Vyver, Gérard Watkins, Charles-Henri Wolff

Horaires

du mardi au samedi à 19h30, le dimanche à 15h, relâche exceptionnelle le dimanche 23 avril.

Votre venue

Berthier 17e
Accès

Tarifs

de 8€ à 36€
En savoir plus

Ouverture à la location par internet le 15 mars, au guichet et par téléphone le 22 mars, et le 5 avril 2017 pour les avant-premières.

Spectacle en deux parties:
Les Métamorphoses, de Guillaume Vincent, librement inspiré d'Ovide
Le Songe d'une nuit d'été, de Wiliam Shakespeare

Un spectacle-hommage aux pouvoirs de l’imagination. Un kaléidoscope en deux volets. Une suite de métamorphoses contemporaines, puis un sommet de la comédie élisabéthaine : Le Songe d’une nuit d’été, où un quadrille d’amoureux perdus et une bande d’artisans répétant une pièce se croisent à leur insu dans la forêt du désir nocturne... Mais Guillaume Vincent ne s’en est pas tenu à ce joyeux désordre. Puisant aux mêmes sources ovidiennes que Shakespeare, Songes et Métamorphoses invite des figures d’aujourd’hui à explorer des destins antiques : Narcisse, Philomèle ou Myrrha. Une ode à la gloire du théâtre et des transformations qu’il rend possibles.

  • Songes et Métamorphoses | Elsa Agnès et Hector Manuel, photo © Élizabeth Carecchio
    Elsa Agnès et Hector Manuel, photo © Élizabeth Carecchio
  • Songes et Métamorphoses | Émilie Incerti et Gérard Watkins, photo © Élizabeth Carecchio
    Émilie Incerti et Gérard Watkins, photo © Élizabeth Carecchio
  • Songes et Métamorphoses | photo © Élizabeth Carecchio
    photo © Élizabeth Carecchio
  • Songes et Métamorphoses | Elsa Guedj, Makita Samba, Hector Manuel, photo © Élizabeth Carecchio
    Elsa Guedj, Makita Samba, Hector Manuel, photo © Élizabeth Carecchio
  • Songes et Métamorphoses | photo © Élizabeth Carecchio
    photo © Élizabeth Carecchio

Guillaume Vincent à propos de l'hybridation dans Songes et Métamorphoses

Dossier d'accompagnement

Dossier d'accompagnement

Bible du spectacle

Bible du spectacle

Dans la presse

« Un grand rêve de théâtre signé Guillaume Vincent. » Philippe Chevilley, Les Echos

« C’est drôle, polyphonique, intelligent et parfaitement maîtrisé. » Eric Demey, La Terrasse

« On nous permet alors d’y expérimenter ensemble, à travers ce long, ambitieux et généreux geste artistique, l’étrangeté jouissive du théâtre. » Youssef Ghali, I/O Gazette des festivals

La suite

Le Songe d’une nuit d’été semble lui-même composé de plusieurs pièces. Face à ses « hybridations hasardeuses », Guillaume Vincent assume la « schizophrénie » shakespearienne, au point de faire croire à trois œuvres abordées « par trois metteurs en scène différents ». Une première pièce, celle des jeunes amants, est encadrée et pilotée par deux autres intrigues – celle des nobles, celle des fées – tout en étant traversée par une seconde pièce : celle des artisans. Les nobles, Thésée en tête, incarnent l’ordre diurne de la société humaine, qui contraint les amants à prendre la fuite dans les profondeurs de la forêt. Les fées, sur lesquelles règnent Obéron et Titania, sont les puissances nocturnes qui président à la fécondité de la grande Nature. Quant aux artisans, ils préparent en grand secret un spectacle en l’honneur du mariage de Thésée, leur noble duc. Tout se passerait comme prévu – les amants s’enfuiraient ensemble, les artisans répéteraient – si un farceur surnaturel ne s’en mêlait :  l’insolent Puck, télescopant les styles et semant le chaos chez les uns et les autres...

Guillaume Vincent ne s’en est pas tenu à ce joyeux désordre. La pratique théâtrale de ces amateurs passionnés que sont les artisans de Shakespeare l’a renvoyé à ses propres expériences dans des ateliers qu’il a animés en milieu scolaire ou carcéral. Il sait que dans le théâtre amateur, « l’art n’est pas le seul but ». Ici, « le cadre est aussi important que le tableau » : le théâtre amateur est un lieu où « guérir, calmer, apaiser, éduquer ». Et où rêver, peut-être : pourquoi serait-ce un privilège réservé aux fous, aux amoureux et aux poètes ?  Pour faire certains songes, il faut en tout cas y croire un peu. Accepter que le réel et l’imaginaire dérapent l’un dans l’autre.

Le théâtre de Guillaume Vincent célèbre donc les noces incertaines de la réalité et de la fiction en passant librement d’une forme, d’un style à l’autre. Puisant aux mêmes sources ovidiennes que Le Songe, Les Métamorphoses ajoute sa touche de troublante fantaisie aux licences shakespeariennes en invitant des figures d’aujourd’hui à explorer des destins antiques, à s’interroger sur l’incarnation, la représentation, et sur leur rapport à leur propre identité. Des écoliers interprètent l’histoire de Narcisse et d’Écho ; des lycéens travaillent sur le mythe de Myrrha ; Procné et Philomèle sont les victimes d’un crime tout à fait contemporain... Première partie sinueuse comme les Mille et une nuits, cette suite de « variations sur le thème du théâtre amateur » est une ode à la gloire du théâtre et de ses alchimies.

 

#Songesmétamorphoses

Guillaume Vincent à propos de l'hybridation dans Songes et Métamorphoses

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« Un grand rêve de théâtre signé Guillaume Vincent. » Philippe Chevilley, Les Echos

« C’est drôle, polyphonique, intelligent et parfaitement maîtrisé. » Eric Demey, La Terrasse

« On nous permet alors d’y expérimenter ensemble, à travers ce long, ambitieux et généreux geste artistique, l’étrangeté jouissive du théâtre. » Youssef Ghali, I/O Gazette des festivals

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Autour du spectacle

Guillaume Vincent à propos de l'hybridation dans Songes et Métamorphoses

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« Un grand rêve de théâtre signé Guillaume Vincent. » Philippe Chevilley, Les Echos

« C’est drôle, polyphonique, intelligent et parfaitement maîtrisé. » Eric Demey, La Terrasse

« On nous permet alors d’y expérimenter ensemble, à travers ce long, ambitieux et généreux geste artistique, l’étrangeté jouissive du théâtre. » Youssef Ghali, I/O Gazette des festivals

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Avant-premières

Dates et heures Ouvertures de location Tarifs uniques à 50%
19 et 20 avril / 19h30
5 avril 2017
18€

Les avant-premières de l'Odéon, ce sont 6000 places à moitié prix. 
Dès le mois de janvier 2017, et pour tous les spectacles programmés sur une période longue, nous proposons deux avant-premières à moitié prix.
En savoir plus

Générique

Les Métamorphoses, de Guillaume Vincent, librement inspiré d’Ovide
Le Songe d’une nuit d’été, de William Shakespeare, traduit par Jean-Michel Déprats

 

une création de Guillaume Vincent
Dramaturgie Marion Stoufflet
Scénographie François Gauthier-Lafaye
Collaboration à la scénographie James Brandily et Pierre-Guilhem Coste
Lumière Niko Joubert
Collaboration à la lumière César Godefroy
Composition musicale Olivier Pasquet et Philippe Orivel
Son Géraldine Foucault
Collaboration au son Florent Dalmas
Costumes Lucie Durand
Collaboration aux costumes Elisabeth Cerqueira et Gwenn Tillenon
Collaboration mouvement Stéfany Ganachaud
Assistant à la mise en scène et répétiteur enfants Pierre-François Pommier
Régie générale et vidéo Edouard Trichet Lespagnol
Régie plateau Muriel Valat et David Jourdain
Régie micros Rose Bruneau
Perruques et maquillages Justine Denis et Myrtil Brimeur
Marionnette Bérangère Vantusso
Moulage Anne Leray
photo décor Flavie Trichet Lespagnol
coach vocal Marlene Schaff
communication/diffusion Ninon Leclère et Marion Pons
production Laure Duqué et Simon Gelin
stagiaires Emma Depoid, Héloïse Fressoz, Boris Le Menelec, Alexandra Pradier

et l’équipe technique de l’Odéon-Théâtre de l’Europe

 

avec Elsa Agnès, Paul-Marie Barbier, Candice Bouchet, Lucie Ben Bâta, Emilie Incerti Formentini, Elsa Guedj, Florence Janas, Hector Manuel, Estelle Meyer, Alexandre Michel, Philippe Orivel, Makita Samba, Kyoko Takenaka, Charles Van de Vyver, Gérard Watkins, Charles-Henri Wolff
et la participation de David Jourdain, Pierre-François Pommier, Muriel Valat
et en alternance les enfants :

  • Baptiste François, Bastien Faba Vonki-Teulé, Capucine Gilson, Mathilde Vaux
  • Darius Van Gils, Gaspard Martin Laprade, Mia Luppens--Sfez, Kadiatou Barry
  • Anton Froehly, Georges Barse, Pola Chéron-Bonnet, Hora Fourlon-Kouayep
     

production Compagnie MidiMinuit
coproduction La Comédie de Reims – CDN, Odéon-Théâtre de l’Europe, Ircam-Centre Pompidou, CDN Besançon Franche-Comté, Le Lieu unique – scène nationale de Nantes, Printemps des Comédiens – Montpellier, Centre dramatique national Orléans/Loiret/Centre, Scène nationale d’Albi, Théâtre de Caen, Comédie de Caen – CDN, Le Tandem – Scène nationale, Le Cratère, scène nationale d’Alès, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
avec le soutien de La Colline-théâtre national, l’Arcadi Ile-de-France, la Ménagerie de verre, la Maison d’arrêt de Fresnes, la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon.

Le décor est réalisé par les ateliers du Théâtre du Nord-CDN Lille Tourcoing, les ateliers de L’Odéon et les ateliers du CDN de Caen. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National, avec le soutien de La Maison Louis Jouvet / ENSAD LR et la participation du TNB
La Cie MidiMinuit est soutenue par la DRAC Ile-de-France-Ministère de la Culture et de la communication

créé le 7 octobre 2016 à La Comédie de Reims – CDN

musiques de Benjamin Britten, Felix Mendelssohn, Henry Purcell

Commande musicale : Ircam-Centre Pompidou
Parties électroniques de l’œuvre réalisées dans les studios de l’Ircam-Centre Pompidou.

Le texte Hôtel Métamorphoses a reçu le soutien du fond SACD théâtre

www.midiminuit.fr

 

Metteur en scène

Guillaume Vincent

Guillaume Vincent intègre en 2001 l’école du TNS (alors dirigée par Stéphane Braunschweig) dans la section Mise en scène. Avec la dramaturge Marion Stoufflet, il y fonde la Compagnie Midiminuit en 2003, et conclut sa formation au TNS avec La Fausse suivante de Marivaux. Les années suivantes, qui attestent son goût pour l’expérimentation foisonnante et sa culture de cinéphile, sont marquées par des mises en scène de Lagarce, des performances, un travail d’artiste associé (2009-2011) au CDN de Besançon, où il crée L’Éveil du printemps de Wedekind. Il fait également partie du collectif artistique de la Comédie de Reims, où il monte Le Bouc et Preparadise Sorry Now de Fassbinder (2010).

Depuis 2012, il écrit aussi ses propres textes : La nuit tombe... (une rêverie hantée, créée pour la 66e édition du Festival d’Avignon), Rendez-vous gare de l’Est (un monologue élaboré à partir d’entretiens avec une jeune femme maniaco-dépressive), Forêt intérieure (la Mousson d’été, 2014)...

Guillaume Vincent poursuit par ailleurs une activité de formateur et de pédagogue un peu partout en France. À l’opéra, il a créé deux œuvres contemporaines (The Second Woman et Mimi) au Théâtre des Bouffes du Nord.

Extrait

Robin [Puck] Si nous, ombres, vous avons offensés,
Pensez alors (et tout est réparé)
Qu’ici vous n’avez fait que sommeiller
Lorsque ces visions vous apparaissaient.
Et ce thème faible et vain,
Qui ne crée guère qu’un rêve,
Gentils spectateurs, ne le blâmez pas.
Pardon, nous ferons mieux la prochaine fois.
Aussi vrai que je suis un honnête Puck,
Si nous avons la chance imméritée
D’échapper à vos sifflets de serpent,
Nous vous consolerons avant longtemps ;
Sinon, traitez Puck de menteur.
À tous bonne nuit de tout cœur.
Si nous sommes amis, applaudissez bien fort ;
Et Robin saura réparer ses torts.

William Shakespeare : Le Songe d’une nuit d’été, éditions Gallimard, Folio Théâtre, 2003, trad. Jean-Michel Déprats