Tristesses

Tristesses : si ce nom se dit ici au pluriel, c’est qu’il est à la fois celui d’une île scandinave, d’un suspense policier, d’un symptôme politique. L’île est à peine imaginaire. Anne-Cécile Vandalem y a situé une fable pour notre temps. Martha Heiger, dirigeante du Parti du Réveil Populaire et favorite des prochaines élections, revient à Tristesses pour rapatrier le corps de sa mère sur le continent. Mais pourquoi Ida s’est-elle suicidée en se pendant au drapeau danois ? Et que manigance réellement sa fille ? Tristesses étant aussi un polar nordique, on n’en dévoilera pas plus ici, mais les maisons isolées sur la nuit du plateau sont le décor d’un drame où extérieurs en scène et intérieurs filmés alternent sur un rythme digne des meilleures séries. Enfin, Tristesses propose une réflexion sur la montée des populismes : selon Vandalem, “l’attristement des peuples” est aujourd’hui l’une des plus redoutables techniques de manipulation des esprits. Mais “les larmes”, ajoute-t-elle, “ont une puissance esthétique infinie”, indéterminable, et “les émotions peuvent être élan, moteur, énergie vive pour initier une prise de parole ou un acte”. Cette énergie a conquis en 2016 le public du Festival d’Avignon : en exposant les mécanismes asservissants de la tristesse, l’artiste invite à ne pas leur succomber.

#Tristesses

Sadness – in the plural.
Does it name an island?
A Scandinavian thriller?
A political symptom?
Is all resemblance to actual persons or places
completely coincidental?

Odéon 6e

Place de l'Odéon Paris 75006 France

Odéon 6e

05 mai – 27 mai 2018 / Durée 2h10

Tristesses

un spectacle d’Anne-Cécile Vandalem

Das Fräulein (Kompanie)

avec Vincent Cahay, Anne-Pascale Clairembourg, Epona Guillaume, Séléné Guillaume en alternance avec Asia Amans, Pierre Kissling, Vincent Lécuyer, Didier de Neck, Catherine Mestoussis en alternance avec Zoé Kovacs, Jean-Benoit Ugeux, Anne-Cécile Vandalem en alternance avec Florence Janas, Françoise Vanhecke

Horaires

du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 15h. Relâche le dimanche 20 mai.

Durée 2h10

Votre venue

Odéon 6e
Accès

Tarifs

de 6€ à 40€
En savoir plus

Ouverture à la location mardi 27 mars. Le mardi 24 avril pour les avant-premières.

  • Tristesses | photo © Christophe Engels
    photo © Christophe Engels
  • Tristesses | photo © Christophe Engels
    photo © Christophe Engels
  • Tristesses | photo © Christophe Engels
    photo © Christophe Engels
  • Tristesses | photo © Phile Deprez
    photo © Phile Deprez
  • Tristesses | photo © Phile Deprez
    photo © Phile Deprez
  • Tristesses | photo © Phile Deprez
    photo © Phile Deprez

Tristesses : si ce nom se dit ici au pluriel, c’est qu’il est à la fois celui d’une île scandinave, d’un suspense policier, d’un symptôme politique. L’île est à peine imaginaire. Anne-Cécile Vandalem y a situé une fable pour notre temps. Martha Heiger, dirigeante du Parti du Réveil Populaire et favorite des prochaines élections, revient à Tristesses pour rapatrier le corps de sa mère sur le continent. Mais pourquoi Ida s’est-elle suicidée en se pendant au drapeau danois ? Et que manigance réellement sa fille ? Tristesses étant aussi un polar nordique, on n’en dévoilera pas plus ici, mais les maisons isolées sur la nuit du plateau sont le décor d’un drame où extérieurs en scène et intérieurs filmés alternent sur un rythme digne des meilleures séries. Enfin, Tristesses propose une réflexion sur la montée des populismes : selon Vandalem, “l’attristement des peuples” est aujourd’hui l’une des plus redoutables techniques de manipulation des esprits. Mais “les larmes”, ajoute-t-elle, “ont une puissance esthétique infinie”, indéterminable, et “les émotions peuvent être élan, moteur, énergie vive pour initier une prise de parole ou un acte”. Cette énergie a conquis en 2016 le public du Festival d’Avignon : en exposant les mécanismes asservissants de la tristesse, l’artiste invite à ne pas leur succomber.

#Tristesses

Sadness – in the plural.
Does it name an island?
A Scandinavian thriller?
A political symptom?
Is all resemblance to actual persons or places
completely coincidental?

En vidéo

Avant-premières

Dates et heures Ouvertures de location Tarifs uniques à 50%
3 et 4 mai / 20h
24 avril
20€ / 14€ / 9€ / 7€

Les avant-premières de l'Odéon, ce sont 6000 places à moitié prix. 
Pour tous les spectacles programmés sur une période longue, nous proposons deux avant-premières à moitié prix.
En savoir plus

Générique

composition musicale Vincent Cahay, Pierre Kissling
scénographie Ruimtevaarders
création sonore Jean-Pierre Urbano
création lumière Enrico Bagnoli
création costumes Laurence Hermant
création vidéo Arié van Egmond, Federico D’Ambrosio
chef opérateur Federico D’Ambrosio en alternance avec Lou Vernin
directeur technique Damien Arrii
assistanat à la mise en scène Sarah Seignobosc
accessoiriste Fabienne Müller
création maquillage Sophie Carlier
collaboration dramaturgique Sébastien Monfè
coiffure Gaétan d'Agostino
soprano, instrumentiste, coach vocal ISFV Françoise Vanhecke
régisseur lumière Kevin Sage
régisseur son Antoine Bourgain
régisseur vidéo Tonin Bruneton
chargée de production Marie Charrieau
management Audrey Brooking

production Das Fräulein (Kompanie)
Coproduction : Théâtre de Liège / Le Volcan - Scène Nationale du Havre / Théâtre National - Bruxelles / Théâtre de Namur, centre dramatique / Le Manège.Mons / Bonlieu Scène Nationale Annecy / Maison de la Culture d’Amiens - Centre européen de création et de production / Les Théâtres de Marseille – Aix en Provence.

Coproduction dans le cadre du projet Prospero : Théâtre National de Bretagne / Théâtre de Liège / Schaubühne am Lehniner Platz / Göteborgs Stadsteatern / Théâtre National de Croatie, World Theatre Festival Zagreb / Festival d’Athènes et d’Epidaure / Emilia Romagna Teatro Fondazione.
Avec le soutien de : la Fédération Wallonie-Bruxelles / Service Théâtre, Wallonie-Bruxelles International
Avec l’aide de : l’ESACT, l’Ecole Supérieure d’Acteurs / LA HALTE, Liège / Le Boson, Bruxelles

 

Metteur en scène

Anne-Cécile Vandalem

Née à Liège en 1979, Anne-Cécile Vandalem s’y forme au Conservatoire Royal, puis commence une carrière de comédienne. De 2003 à 2007, elle écrit et met en scène Zaï Zaï Zaï Zaï et Hansel et Gretel (en collaboration avec Jean-Benoît Ugeux), puis fonde Das Fräulein (Kompanie) en 2008
et crée dans ce cadre sa Trilogie des parenthèses : (Self) Service, Habit(u)ation, After the Walls (UTOPIA) (2009-2015). Depuis lors, poursuivant ses enquêtes esthétiques, physiques, visuelles et textuelles, elle a écrit et monté Que puis-je faire pour vous? (2014-2015), le projet numérique Looking for Dystopia, et Still too sad to tell you (2015-2016).

Extrait

Soren Petersen (imitant le loup) : Petit cochon ? Petit cochon ? C’est moi, c’est Petersen. Petit cochon ? J’ai une question rose pour vous ! Comment s’appelle le restaurant où travaille Bob l’Éponge ? Si vous voulez, je peux vous donner un indice... C’est petit et ça a des pinces...
Petit cochon ? Je vais souffler votre maison !

Anne-Cécile Vandalem : Tristesses