Oncle Vania

[Дядя Ваня]

d’Anton Tchekhov

mise en scène et scénographie Stéphane Braunschweig

en russe, surtitré en français

durée 2h30 (avec un entracte)
16 — 26 janvier
Odéon 6e

avec
Anatoli Béliy,
Elisaveta Boyarskaya
en alternance avec Yulia Peresild,
Nina Gouliaéva
en alternance avec Irina Gordina,
Dmitri Jouravlev,
Nadejda Loumpova,
Evguéni Mironov,
Yulia Peresild,
Ludmila Trochina,
Victor Verjbitski

“Le climat est détraqué”, constate Astrov dans Oncle Vania. Et il s’emporte contre une humanité qui ne fait que piller son environnement naturel : “L’homme  a été doué de raison et de force créatrice pour multiplier ce qui lui était donné, mais jusqu’à présent, il n’a pas créé, il a détruit”. Sa misanthropie incurable résonne aujourd’hui avec les sentiments que nous inspirent les diagnostics sombres de nos scientifiques. Sous la peinture de ces “scènes de vie à la campagne” (tel est le sous-titre de la pièce), Stéphane Braunschweig voit se profiler la métaphore d’un monde qui assiste impuissant à la catastrophe annoncée. Les frustrations d’une vie quotidienne où s’éloigne toujours plus l’horizon du bonheur personnel s’y font l’écho d’une frustration plus ample et plus globale : celle de se sentir si petits par rapport au salut d’une humanité en péril. Comme le dit Lopakhine dans une autre pièce de Tchekhov : “C’est des géants que nous devrions être”. Familier de l’œuvre de Tchekhov, Stéphane Braunschweig l’aborde pour la première fois dans sa langue originale : cet Oncle Vania, créé au Théâtre des Nations de Moscou, est le fruit de sa collaboration avec une distribution exceptionnelle réunie pour l’occasion, héritière de la grande tradition russe du théâtre d’art.