Oncle Vania

d’Anton Tchekhov
mise en scène Galin Stoev
création 2023



durée 2h25

2 – 26 février

Odéon 6e

avec Suliane Brahim de la Comédie-Française, Caroline Chaniolleau, Sébastien Eveno — Comédien permanent associé au projet de direction de la Comédie – CDN de Reims, Catherine Ferran — sociétaire honoraire de la Comédie-Française, Cyril Gueï, Côme Paillard, Marie Razafindrakoto en alternance avec Élise Friha, Andrzej Seweryn — sociétaire honoraire de la Comédie-Française

 

Oncle Vania commence dans un contexte de crise : Serebriakov, un universitaire renommé, marié à une jeune femme, Elena, a choisi de prendre sa retraite dans le domaine familial, loin de tout. L’arrivée du couple rompt l’équilibre de ceux qui travaillaient jusque-là au jour le jour, au milieu d’un monde paysan déshérité : Vania, le beau-frère du professeur, et Sonia, sa fille, qui gèrent l’exploitation agricole, ainsi que le docteur Astrov, médecin de campagne. Leur confrontation au narcissisme du professeur, à la beauté troublante d’Elena et à l’oisiveté décomplexée de ces nouveaux arrivants va devenir explosive...
Galin Stoev choisit de situer la pièce de Tchekhov dans un avenir proche, dystopique, où après l’effondrement du système, de plus en plus de gens quittent les villes pour se réinventer un “vivre ensemble” à la campagne. Sauf qu’ici, faire communauté apparaît vite impossible : à force d’avoir accumulé des frustrations émotionnelles, intellectuelles et sexuelles, les personnages sont rattrapés par leurs démons destructeurs. Alors, tous s’accrochent au moment présent et à l’espoir de la passion pour se sentir vivants, ne fût-ce qu’un instant... Derrière cette ferveur se cachent leurs vies ratées et une insoutenable soif de tendresse. Après avoir révélé dans La Double Inconstance de Marivaux une noirceur toute contemporaine, Galin Stoev met la chorégraphie émotionnelle d’Oncle Vania de plain-pied avec notre époque.

 

Dans la presse + -

« Tout cela est d’une grande lucidité. Sans esbroufe, à travers une clarté dramaturgique de chaque instant, Galin Stoev tisse magnifiquement les fils enchevêtrés de ces scènes de vie à la campagne. Un pur bonheur de théâtre. » — La Terrasse (+)