L'Enfant brûlé

d’après le roman de Stig Dagerman
mise en scène Noëmie Ksicova



durée 2h20

27 février – 17 mars

Berthier 17e

Soirée spéciale Stig Dagerman le 11 mars 
en savoir +

avec 
Lumîr Brabant (Bérit)
Vincent Dissez (Knut)
Théo Oliveira Machado (Bengt)
Cécile Péricone (Gun)
et le chien Mésa

Le théâtre de Noëmie Ksicova avance avec pudeur sur le territoire du souvenir, de la perte et de la trace, afin de faire de la scène “un espace de consolation et de réparation”. Pour son troisième spectacle, la jeune metteuse en scène adapte un roman de Stig Dagerman, L’Enfant brûlé. À la mort de sa mère, son fils de vingt ans, Bengt, transforme sa souffrance en violence et la retourne contre le monde, avec une mauvaise foi et une fébrilité toute adolescente. Dans des lettres qu’il s’adresse à lui-même, il s’épanche sur ses fantasmes de pureté. Dans la vie quotidienne, il s’engage dans une lutte entre amour et haine avec son père, et matérialise peu à peu ses pulsions incestueuses. Sans jugement ni complaisance, mais avec une grande tendresse, Noëmie Ksicova se tient en équilibre sur la ligne de crête d’une déchirure – d’une brûlure – insondable. Elliptique, son théâtre suggère plus qu’il ne montre. Le père, le fils, sa petite amie et un quatrième personnage qui les rejoindra plus tard, se tournent autour dans un touchant ballet des corps. Sous l’ombre portée d’une parole ordinaire, banale, ils évoluent de l’appartement familial à une petite maison sur une île comme au seuil d’une porte, tout en cris et chuchotements. Imprégné des films de Bergman, ce théâtre orchestre le poids de l’absence dans le creux de non-dits et de gestes chorégraphiés avec une précision musicale. Et convie, par la scène et par le son, les morts à côté des vivants.

Dans la presse + -

« Noëmie Ksicova adapte avec une infinie délicatesse le sombre roman de Stig Dagerman, histoire d'un deuil adolescent aussi violent que désespéré, incarné par un quatuor de comédien(e)s remarquablement accordés. » – Les Echos (+)


« Cette pièce décrit la descente aux enfers d'un jeune homme traumatisé par la mort de sa mère. Glaçant. » – Le Figaro (+)


« Théâtre qui retourne, jette le trouble, laisse des traces que cet Enfant brûlé signé Noëmie Ksicova. [...] Une œuvre suédoise admirablement adaptée. » – Télérama (+)


« L’enfant brûlé déroule une histoire aux allures cinématographiques, sans étalage de moyens, qui (...) intrigue, surprend, questionne et rouvre sous nos pieds des gouffres que pour mieux vivre on se doit de vite refermer. » – Sceneweb (+)


« Noëmie Ksicova orchestre avec brio la descente aux enfers de Bengt, que le chagrin transforme en bourreau. Quatre remarquables comédiens pour un thriller ordinaire, terrifiant et fascinant. » – La Terrasse (+)


« Le théâtre de Noëmie Ksicova force l’admiration. Elle voyage avec pudeur pour le deuil, la perte, poursuit un théâtre qui serait un espace de consolation et de réparation. » – Cult News (+)


« Un spectacle rayonnant de lumière et de vie par-delà les ombres sinistres recelées en ces belles figures. » – hottello (+)


Soirée spéciale Stig Dagerman le 11 mars 
en savoir +