Avec
Paulin Banc, Eva Studzinski, Aimée Lagrange, Magdalena Hylak, Bastien Gash, Pierre Loup Morillon, Viivi Forsman, Sara Adam
« D’un côté, la force du cercle dans l’espace, traçant sa propre orbite autour d’un centre immuable et donnant l’impression d’organiser le désordre de vies disparates ; de l’autre, le rythme creusant le temps en soulevant les corps pour leur accorder une fulgurante liberté… » Nacera Belaza
En résidence aux États-Unis en 2022, Nacera Belaza est témoin d’une célébration autochtone, le pow-wow de Mendota, non loin de Minneapolis. Dans une grande ronde, toutes les générations de la communauté circulent ensemble, chacune apportant sa danse et son histoire. Moment collectif décisif, cette cérémonie célèbre un héritage culturel partagé et resserre les liens entre les âges et entre les groupes.
Saisie par la force de ce spectacle, Nacera Belaza y isole deux principes déjà à l’oeuvre dans son propre travail : le cercle et le rythme. Si la chorégraphe les avait jusqu’alors explorés de façon disjointe, il s’agit désormais de conjuguer. C’est vers cet horizon que s’élance La Nuée : comment nouer la révolution du corps et ses mouvements giratoires avec la pulsation et le battement ?
Dans un dispositif bifrontal, le public est invité à une intense traversée sensorielle. Congédiant tout symbolisme facile, toute recherche de métaphore, La Nuée se déploie comme une expérience perceptive, où le mouvement est rendu à l’énigme de sa contemplation. Poursuivant son travail sur l’obscurité, la chorégraphe organise un temps suspendu où huit corps en orbite gravitent selon différentes modalités rythmiques, traversés de souffles, de voix et de chants : l’occasion de retrouver l’émotion première de la ronde, la force du tempo et de la vibration.
Générique
chorégraphie, conception son, lumière
Nacera Belaza
régie générale
Christophe Renaud
son
Marco Parenti
production
Association Jazz Ame – Compagnie Nacera Belaza
avec le soutien de Dance Reflections by Van Cleef & Arpels
coproduction
Festival d’Automne – Paris, MC93 Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis – Bobigny, Chaillot – Théâtre national de la Danse, Kunstenfestivaldesarts, Charleroi Danse, Maison de la danse – Lyon, Villa Albertine – Ambassade de France aux États-Unis, La Chaufferie – Compagnie DCA
avec le soutien de La Danse en grande forme (Cndc Angers, CCN-Malandain Ballet Biarritz, La Manufacture – CDCN Nouvelle-Aquitaine Bordeaux/La Rochelle, CCN de Caen en Normandie, Boom’Structur, Comédie de Clermont-Ferrand, Centre chorégraphique national de Grenoble, MC2 : Maison de la Culture de Grenoble, Le Phare – CCN du Havre Normandie, CCN – Ballet national de Marseille, CCN d’Orléans, Le Gymnase – CDCN Roubaix Hauts-de-France, La Place de La Danse – CDCN Toulouse/ Occitanie, La Briqueterie – CDCN du Val-de-Marne)
avec le soutien de l’Association des centres chorégraphiques nationaux – ACCN, et de l’Association des centres de développement chorégraphique nationaux – A-CDCN
la Compagnie est soutenue par la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – ministère de la culture au titre de compagnie conventionnée, et par la région Île-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle
cinq dates
1972 Arrivée de mes parents en France. Déracinement, confrontation à un nouveau monde.
2001 Première représentation en Algérie.
16 mai 2008 Création du Cri, transformation profonde du travail et du rapport au public.
29 juillet 2021 Décès de mon frère aîné Ali, une âme sœur. Sentiment plus vif de la fin, le monde de l’invisible devient encore plus prégnant et submerge le réel
Novembre 2021 Résidence nomade aux États-Unis dans le cadre de Villa Albertine. Voyage initiatique dans le désert américain. La solitude, le mouvement, le vide, le silence.
Infos pratiques
durée 1h
du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 15h
relâches les lundis
représentations avec audiodescription les jeudi 11 et samedi 13 mars