Jours de joie

d’Arne Lygre
mise en scène et scénographie Stéphane Braunschweig
création à l’Odéon



durée 2h20

16 septembre – 14 octobre

Odéon 6e

 

avec Virginie Colemyn, Cécile Coustillac, Alexandre Pallu, Pierric Plathier, Lamya Regragui Muzio, Chloé Réjon, Grégoire Tachnakian, Jean-Philippe Vidal

Après Nous pour un moment, Stéphane Braunschweig poursuit son compagnonnage artistique avec l’auteur norvégien et monte sa dernière œuvre, créée à Oslo avec un grand succès en 2021. Laconique, incisif, ludique aussi, Arne Lygre se livre pièce après pièce à une exploration aiguë de l’état contemporain de nos relations. Ici, une famille se retrouve : une mère, ses deux enfants adultes. Pour ce “jour de joie”, la mère a choisi un lieu serein, un peu à l’écart, un banc en contrebas d’un cimetière. Leur réunion est vite troublée par d’autres personnages, venus au même endroit pour se parler.
Ils apportent avec eux leur monde familial, conjugal, leurs discordes... Sous l’apparente banalité des vies, Lygre fait entendre l’intensité des aspirations ou des hantises humaines : désirer, espérer, haïr, dévorer, abandonner, rester, partir... Ultrasensible, l’écriture se déplace sans cesse : elle opère parfois par la distance, parfois par l’humour, puis nous replonge au cœur vif des émotions. Être aimé, est-ce une grâce ou un danger ? Rompre : un salut, une violence ? Un personnage opte. Il décide de disparaître. Quelques temps plus tard, un autre jour de joie : une petite fête chez son ex-compagnon, qui a choisi de tourner la page. D’autres veulent au contraire retrouver le disparu. Lygre n’arbitre pas. Pour le metteur en scène et son équipe d’acteurs, cette écriture vibrante est un enjeu théâtral à la mesure de notre époque, de son rapport à la solitude, de son rêve de “nous”. Jouer Lygre, c’est questionner par le théâtre ce qui, aujourd’hui, fait lien.

 

Dans la presse + -

« Stéphane Braunschweig poursuit son compagnonnage fructueux avec l’auteur norvégien Arne Lygre et s’empare, avec délicatesse et élégance, de sa dernière pièce où, au long d’histoires de vie entremêlées, l’humanité refait surface. »

— Scèneweb (+)

 

« Chaque personnage est bougrement sculpté et chacun, dans sa curieuse solitude, joue une partition tantôt touchante, tantôt comique, parfois même poétique. »

— Le Figaro (+)

 

« Huit comédiens, chacun affublé d'un double rôle, s'emparent avec bonheur de ce texte aux mille ressorts, entraînés par la performance hors norme de Virginie Colemyn. Un grand moment de théâtre déroutant… et joyeux. »

— Les Échos (+)

 

« Les huit acteurs sont merveilleux, et merveilleusement dirigés. Virginie Colemyn, qui incarne successivement deux mères, irradie. »

— Le Canard enchaîné

 

« Stéphane Braunschweig met en scène et scénographie, avec de plus en plus d'allégresse, l'univers fragile et nerveux, constamment au bord de la rupture, de son contemporain norvégien. »

— Télérama